LA RENAISSANCE FRANÇAISE
Culture ─ Solidarité ─ Francophonie

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Discours du Président International

BAPTEME DE LA ROSE SIMONE VEIL
À l’occasion de son centenaire, La Renaissance Française a voulu rendre hommage
aux hommes et aux femmes remarquables qui l’ont constituée, l’ont faite vivre et se développer.

À l’origine, il y a eu le Président Raymond Poincaré.
C’est lui, en effet, qui a fondé notre institution et lui a confié la double mission de faire
rayonner la langue française et la culture francophone et de contribuer à la paix et
à sa pérennisation par la diffusion de la culture, la rencontre, le dialogue, l’échange, le partage.
Il l’a placée sous le très haut patronage du Chef de l’État ;
à l’expiration de son mandat, il en est devenu le premier président d’honneur.

Après lui, il y a eu, notamment, le recteur Paul Appell, Lyautey, le Professeur
d’Arsonval, Georges Risler, Louis Madelin, Maurice Schumann. À Maurice Schumann a succédé
Madame Simone Veil.

C’est à notre présidente d’honneur actuelle que nous avons voulu d’abord rendre
hommage. Et comment mieux honorer Madame Simone Veil qu’en faisant naître pour elle une
rose qui porterait son nom.

À ce propos, je désire adresser des félicitations appuyées au rosiériste Orard son
créateur, remercier le Luxembourg, le pays de la rose, et notre délégation dans le Grand Duché
pour le rôle joué. Je me dis que ce n’est peut-être pas un hasard si nous nous trouvons en ce
moment, ici à Paris, dans le jardin du Luxembourg.
La couleur de cette rose, rouge, marque - au-delà de l’admiration – l’affection
immense que nous portons à notre présidente d’honneur.
Madame Simone Veil n’a pu être parmi nous aujourd’hui mais elle est très
dignement représentée par ses deux fils, Maître Pierre-François Veil et Maître Jean Veil auxquels
nous remettrons dans un instant les roses qui lui reviennent.

À partir d’aujourd’hui, des rosiers « Simone Veil » vont être plantés dans différents
hauts lieux à Paris et dans diverses autres communes de France, mais aussi à l’étranger, et, sans
doute, dans les jardins des ambassades de France.
Madame Simone Veil s’inscrit dans une lignée de présidents d’honneur – au
demeurant presque tous membres de l’Institut, comme elle-même – caractérisés par leur courage
et par leur désir de paix. Des hommes et une femme – il y eut Madame Armbruster - qui ont su
dire non quand il l’a fallu.

Je ne m’étendrai pas sur la biographie de Madame Simone Veil ; elle est connue.
Haut magistrat ; Ministre de la santé ; Ministre d’État, Ministre des Affaires sociales, de la santé et
de la ville ; première présidente du Parlement européen ; membre du Conseil constitutionnel ;
membre de l’Académie française ; Grand-croix de la Légion d’honneur ; personnalité la plus aimée
des Français.C’est sur son courage que je voudrais insister. Elle a connu l’horreur la plus extrême
mais elle a pu survivre grâce à la force que lui a donnée ce courage ; elle a résisté. Ensuite, malgré
tout, elle a construit. Elle a vécu d’autres drames, la perte d’êtres très chers, mais elle a poursuivi.

Résister, construire, poursuivre ; sa vie est un combat, un long combat, un combat
exemplaire.
Nous nous inclinons avec respect et nous lui offrons ce premier bouquet de roses
portant son nom.