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Francophonie et dialogue interculturel : Le cas d’Adonis et d’Analis de Georges Fréris.

Un article du président de notre délégation en Grèce

J’ai pensé qu’il était temps, qu’un dialogue des cultures dans l’espace méditerranéen s’ouvre et que le français soit la langue d’échanges et de partage. Dans cette perspective, il me semble intéressant de développer la « stichomythie épistolaire » et interculturelle entre deux poètes de la Méditerranée orientale, d’Adonis1 et d’Analis2, soit entre un syrien et un grec, entre un musulman et un chrétien, entre un arabe et un occidental.

Pour y parvenir, je voudrais définir tout d’abord ce qu’on entend par francophonie littéraire et dialogue interculturel, deux notions encore mal définies, surtout après l’adhésion à l’O.I.F. d’un grand nombre de pays non francophones.

Ensuite je présenterai les écrivains, Adonis, pseudonyme d’Ali Ahmed Saïd Esber, et Dimitris T. Analis, pseudonyme de Dimitris Tsakanikas, poète et essayiste grec, qui ont choisi librement, la langue française pour s’exprimer, et qui à un moment donné, ils ont échangé des lettres, publiées dans Amitié, Temps & Lumière - Lettres de la Méditerranée, (Obsidiane, 2002), où ils tiennent à tour de rôle des monologues, en français, de dimension égale, sur le monde occidental et arabe.

Pour développer un aussi vaste sujet que celui que j’ose proposer, je pense que parler de la francophoie en Grèce - à une époque où, malgré l’essor de l’enseignement des langues, l’homme dans sa pratique quotidienne devient de plus en plus monolingue, à la rigueur bilingue - c’est avant tout de préciser ce qu’on entend par ce contact avec l’autre, avec le francophone, et de voir la position du devenir culturel grec en face de l’équivalent francophone.

Pour cette raison je mets un peu de l’ordre, avant de me lancer dans cette perspective.

Georges FRÉRIS

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