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La Bourgmestre de la ville de Luxembourg distinguée par La Renaissance Française

Le 20 mars au cours d’une belle cérémonie organisée, en collaboration avec la municipalité de Luxembourg, par Bruno Théret Président honoraire et Christophe Déage, Président de la Délégation de La Renaissance Française au Luxembourg, Madame Lydie Polfer, ancien Ministre, parlementaire et remarquable Bourgmestre de la capitale du Grand Duché, a reçu la Médaille d’or de La Renaissance Française. Cette haute distinction lui a été remise par le Président international de notre institution, le Professeur Denis Fadda (voir ci-dessous un extrait de son discours).

Au cours de la même cérémonie, la ville de Luxembourg a aussi reçu cette distinction pour son accueil constant et chaleureux des Français dont plusieurs milliers vivent ou travaillent sur son territoire. Une très belle plaque qui témoigne de notre reconnaissance a été dévoilée au cours de la cérémonie. Elle demeurera dans la salle des mariages de l’Hôtel de ville. La médaille d’or reçue par la ville figurera aussi dans cette même salle, près de la Légion d’honneur reçue des mains du Président René Coty en 1957. Luxembourg fait en effet partie des seules six villes qui, hors de France, ont eu l’honneur d’en être décorées.

Il faut noter que la ville de Luxembourg est aussi titulaire de la médaille de la Reconnaissance française ; la Reconnaissance française dont l’histoire est liée à celle de La Renaissance Française.

Discours du Président International de La Renaissance Française (extraits)

Je rends hommage au Président honoraire de la délégation de La Renaissance Française au Luxembourg, M.Bruno Théret et au Président en exercice M.Christophe Déage car, l’un et l’autre, mènent une action remarquable.
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C’est ainsi que notre institution a décidé, Madame la Bourgmestre, de vous accorder la plus haute de ses distinctions, la Médaille d’or de La Renaissance Française pour l’action inlassable de solidarité que vous avez menée depuis votre entrée en politique et que vous continuez de mener avec une grande détermination. Je vous en félicite très chaleureusement.

Dans toutes vos fonctions et responsabilités, vous n’avez jamais cessé de rapprocher les êtres humains. Plus spécialement dans votre fonction de Bourgmestre, vous avez su accueillir. Les Français, les francophones en général, ont bénéficié de cette politique d’accueil. Les Français sont près de 20000 dans la ville de Luxembourg et, avec votre aide, ils disposent d’établissement scolaires de qualité ; je suis certain que cela continuera.

La Renaissance Française a voulu reconnaître votre action si humaine, mais elle a souhaité, en même temps, remercier, pour sa générosité la ville de Luxembourg. C’est la raison pour laquelle, chose rare, la ville aux destinées de laquelle vous présidez avec tant d’efficacité recevra aussi aujourd’hui la médaille d’or de notre institution. Ainsi votre cité – ville première dans la construction européenne - déjà l’une des six villes hors de France à être titulaire de la Légion d’honneur et titulaire aussi de la médaille de la Reconnaissance française et qui, il y a peu, recevait le collier du Mérite européen, sera-t-elle, sans doute l’une des villes les plus décorées du continent européen.

Votre goût des autres, votre souci des autres, votre œuvre de solidarité, vous l’avez menée, Madame, à plusieurs niveaux, au niveau national, au niveau européen et au niveau communal.

Vos brillantes études, déjà, laissent apparaître un tropisme européen ; elles ont été couronnées par un Diplôme d’études approfondies en intégration européenne après que vous avez fréquenté le Centre Universitaire de Recherches Internationales et Européennes de Grenoble. Peut-être après vos études au Lycée Robert Schuman y étiez-vous prédestinée.

Vous devenez avocate à 25 ans et déjà à 27 ans vous êtes députée. Vous entamez ainsi une carrière politique ; sans aucune interruption jusqu’à ce jour, vous enchaînerez les mandats avec des allers et retours entre le parlement national, le parlement européen, le gouvernement, la ville de Luxembourg.

Vous êtes Membre de la Chambre des députés depuis 16 ans ; vous en avez été vice-présidente et appartenez toujours à son bureau.Vous avez été membre du parlement européen pendant 17 ans. Membre du gouvernement, vous avez été Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, Ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative. Vous avez été présidente du Parti Démocratique durant plusieurs années. Elue Bourgmestre de la Ville de Luxembourg en 1982, alors que vous n’aviez que 30 ans, vous l’avez été jusqu’en 1999 pour l’être de nouveau depuis 2013 – et pour longtemps certainement. Entre -temps, et ce à partir de 2005, vous avez tout de même été membre du conseil communal et aussi échevin de la culture.

Comme Bourgmestre, vous avez succédé à votre père, dont la carrière politique a été brillante ; vous étiez à bonne école. A Luxembourg, rares sont ceux qui ont été bourgmestre plus d’une fois ; je veux dire qui l’ont été une nouvelle fois, après une interruption. En fait, je crois qu’il n’y en a eu qu’un seul ; c’était François Scheffer, dans la première moitié du 19e siècle ; il a été Bourgmestre à quatre reprises pour un total de vingt et une années ; vous l’avez déjà dépassé.

Comme nous pouvons le constater, plusieurs vies en une seule. Et l’énumération froide que je viens de faire ne montre pas la détermination que vous avez mise pour remplir totalement chacun de vos mandats, chacune de vos fonctions.

Je ne prétends pas connaître vos passions, Madame, mais j’en distingue au moins trois dans votre vie publique : la construction européenne, le monde en développement et votre ville.

Au Parlement européen où vous serez vice-présidente du Groupe libéral, démocratique et réformateur, vous faites montre d’une activité débordante. Vous vous investissez vraiment dans la construction européenne ; vous appartenez à la commission des Affaires étrangères, à la commission du contrôle budgétaire, à la Délégation pour les relations avec la Suisse mais, comme vous le ferez dans vos fonctions de Ministre des Affaires étrangères luxembourgeois, vous donnez aussi beaucoup au monde en
développement et à la coopération internationale ; vous rejoignez l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, et à Strasbourg et Bruxelles vous êtes membre suppléant de la Délégation pour les relations avec les pays du Maghreb et l’U.M.A., Membre suppléant de la Délégation pour les relations avec les Etats du Golfe et le Yemen.

La ville dont vous êtes l’édile, « la Gibraltar du Nord », à la croisée de deux grandes voies, l’une allant de Trèves à Reims et l’autre de Metz à Aix-la-Chapelle jouait déjà un rôle important à l’époque romaine. Les siècles l’ont dotée d’un patrimoine inestimable, d’ailleurs classé par l’UNESCO au patrimoine mondial. Aujourd’hui, après avoir été capitale de l’Europe au temps où la Haute Autorité de la C.E.C.A y était installée, elle joue un rôle essentiel comme l’un des trois sièges des institutions de l’Union européenne.

C’est dire si elle avait besoin d’une Bourgmestre de très grande qualité ; femme de cœur, femme de réflexion et, bien sûr, femme d’action mais une action éclairée par le cœur et la réflexion. Vous l’êtes, Madame, et, non sans difficultés, non sans résistances, vous avez profondément transformé cette ville afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle au centre de l’Europe. Si vous me le permettiez, je vous dirais que vous êtes le Haussmann de la ville de Luxembourg et comme le Baron, vous rentrerez dans la Grande Histoire.

Vous êtes Grand officier de l’Ordre de mérite civil et militaire d’Adolphe de Nassau et vous êtes Commandeur de la Légion d’honneur ; votre ville aussi appartient à l’Ordre de la Légion d’honneur depuis le 18 juin1957, honneur insigne puisque, six communes seulement hors de France ont reçu cette distinction ; avec Luxembourg, ce sont Alger, Belgrade, Brazzaville, Liège et Volgograd, l’ancienne Stalingrad.

La ville de Luxembourg est aussi titulaire de la Médaille de la Reconnaissance française, médaille qui était décernée à titre civil pour témoigner de la reconnaissance envers tous ceux qui, sans obligation légale ni militaire, se sont engagés auprès des blessés, des invalides, des réfugiés ou qui ont accompli un acte de dévouement exceptionnel durant la Grande Guerre.

La Reconnaissance française qui n’a plus été attribuée à partir de 1959 et qui a aussi été créée par le Président Raymond Poincaré en 1917, soit deux années après que fut née La Renaissance Française, avait un lien très fort avec notre institution au point que le président de l’association des médaillés était membre de droit de son conseil d’administration.

J’y vois là plus qu’une coïncidence.

Aussi, après qu’aura été dévoilée cette plaque qui rappellera cette importante journée, je vais être particulièrement heureux, Madame, de remettre à la ville de Luxembourg sa médaille d’or, en même temps que je la remettrai à vous-même son éminente bourgmestre.

La presse en parle :