LIBAN : Carole Dagher, médaillée d’or du rayonnement culturel de La Renaissance Française Ecrivaine, journaliste, diplomate, sportive, Carole Dagher a été décorée par Ibrahim Tabet lors d’une cérémonie tenue à Beyrouth

, par  Pierre MABIRE
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Carole Dagher lors de la remise de Médaille d’or du rayonnement culturel de La Renaissance Française, par Ibrahim Tabet, président de la délégation au Liban.

Le quotidien libanais "L’Orient - Le Jour", dans son édition daté du 13 décembre 2021, saluait la remise de la médaille d’or du rayonnement culturel de la Renaissance Française à Carole Dagher, journaliste, universitaire et écrivaine. Une distinction présentée par la rédactrice, Colette Khalaf, comme "un témoignage de reconnaissance pour cette auteure libanaise qui a toujours œuvré pour le rapprochement des cultures".
Dès son premier paragraphe, la rédactrice campe la récipiendaire de la plus belle des manières : "Carole Dagher a le don d’ubiquité. Elle peut danser aux sons de la bossa nova au Brésil tout en écoutant de la musique celtique en Irlande ; fréquenter les Magyars de Hongrie en se faisant inviter par les peaux-rouges d’Amérique. L’écrivaine aime à voyager dans son imaginaire, rêver de mondes lointains sans avoir même à se déplacer, mais aussi rapprocher ces mondes-là en découvrant des similitudes dans leurs différences. Ouverte à toutes ces cultures, ces particularismes ethniques, elle voyage parfois mieux en se documentant, lisant, écoutant. Tour à tour étudiante en droit, championne d’athlétisme, et de lancer de poids et de javelot, chercheuse, journaliste et écrivaine, Carole Dagher défriche, renoue avec le passé, fait fusionner l’Orient et l’Occident, véritable terreau de son inspiration".

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https://www.lorientlejour.com/article/1284515/carole-dagher-une-passerelle-humaine-et-humaniste.html

LE DISCOURS D’IBRAHIM TABET
PRESIDENT DE LA DELEGATION DE LA RENAISSANCE FRANCAISE AU LIBAN

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Bienvenue et merci à tous d’être venus assister à la remise d’une médaille d’or du rayonnement culturel de La Renaissance Française à la chère Carole Dagher, que lui a décernée le comité des distinctions, réuni à Paris de notre organisation, sur la proposition de sa délégation du Liban.
Fondée en 1915 par le Président de la République française Raymond Poincaré, La Renaissance Française est une institution qui a pour objet de participer au rayonnement de la langue française, de la culture française et francophone et des valeurs de la francophonie dans le monde. Elle a aussi pour mission d’encourager la création artistique et de distinguer les mérites. Elle est présente dans toutes les régions de France et dans un grand nombre de pays ;
Sa délégation au Liban a pour objectif de défendre la francophonie qui fait partie intégrante de son identité culturelle.
Chaque année notre siège central à Paris décerne un prix littéraire à un écrivain francophone et, à notre grande fierté, le récipiendaire de la merdaille d’or pour l’année 2020 était notre ami Alexandre Najjar pour l’ensemble de son œuvre.
Sur la recommandation de ses délégations locales, notre association récompense aussi par des médailles du rayonnement culturel, des personnes ayant contribué à promouvoir la francophonie et a défendre ses valeurs.
C’est ainsi que notre délégation du Liban a distingué en 2018 Nayla Tabbara cofondatrice de l’ONG Adyan pour le dialogue islamo-chrétien et en 2019 à Aurélien Zouki, metteur en scène engagé pour des causes sociétales et animateur de la Maison des artistes de Hammana.
Aujourd’hui, c’est à vous, chère Carole que j’ai l’honneur et le plaisir de remettre cette médaille d’or au nom du président international de notre association, le professeur Denis Fadda.
Je ne saurai égaler l’éloquence du superbe hommage que vous a rendu Colette Khalaf dans L’Orient-le Jour ou elle parle de votre amour pour la France, son histoire et sa culture, indissociable pour vous de votre amour pour le Liban.
Permettez- moi cependant d’évoquer brièvement votre parcours.
Juriste de formation vous êtes diplômée d’universités au Liban, en France et aux Etats-Unis. Journaliste et écrivaine, née à Beyrouth et basée à Paris, vous êtes l’auteure d’essais et de romans historiques couronnés par différents prix.
Votre trilogie racontant la naissance du Liban moderne, Le Couvent de la Lune (Plon, 2002), Le Seigneur de la Soie (Plon, 2004), et La Princesse des Batignolles (Editions du Rocher, 2007), a rencontré un grand succès, ainsi que ses derniers romans, Le Testament secret de Moïse (Calmann-Lévy, 2011) et L’invité des Médicis (prix Michel Tournier 2021 du roman historique).
Chercheuse sur les questions relatives au dialogue islamo-chrétien, les minorités au Proche-Orient et la politique du Saint-Siège concernant les chrétiens d’Orient vous avez participé à des forums de rencontres euro-méditerranéennes et interreligieux
Attachée culturelle à l’Ambassade du Liban en France de 2012 à 2017. vous êtes présidente de l’Association des Amis de la Bibliothèque Orientale de Beyrouth, membre fondateur du Centre Maronite de Documentation et de Recherche (CMDR) et membre du secrétariat général du Synode Maronite qui s’est tenu au Liban (juin 2004-juin 2007).
Enfin vous êtes membre de l’association libanaise des amis de la fondation Charles de Gaulle.

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LA BIBLIOGRAPHIE DE CAROLE DAGHER

- L’invité des Médicis (Ed. Philippe Rey)
- La Princesse des Batignolles (Ed. du Rocher)
- Le testament secret de Moïse (Ed. 1)
- Passion pour une terre délaissée (avec Piet Van Breemen) (Ed. Lessiu)
- Réflexions libanaises (Ed. L’Harmattan)
- Le Couvent de la Lune (Ed. L’Orient - Le Jour)
- De la Grande guerre au Liban 1914-1920 (Ed. Geuthner)
- Bring Down the walls : Libanon’s postwar challenge (Ed. P. Macmillan)
- Le Seigneur de la soie (Ed. Plon)
- Des liens et des lieux : mémoires franco-libanaises (avec Myra Prince). Préface de Daniel Rondeau, de l’Académie française. (Ed. Geuthner).

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