Les présidents d’honneur

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Raymond Poincaré

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(1860 - 1934)
Président de la République française
Membre de l’Académie française
Fondateur - Premier président d’honneur de
LA RENAISSANCE FRANCAISE
Ministre à plusieurs reprises, président du Conseil des ministres puis président de la République de 1913 à 1920, Raymond Poincaré fut l’une des plus grandes figures politiques de la IIIe République.
Il fut également, en tant que président de la République, l’un des personnages centraux de la Première Guerre mondiale, conflit durant lequel il appela Georges Clemenceau à la présidence du Conseil, en 1917.
Après son mandat présidentiel, il fut à nouveau président du Conseil de 1922 à 1924 et de 1926 à 1929.

Paul Appell

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1855 – 1930. Mathématicien français et scientifique engagé.
Professeur puis doyen de la Faculté des sciences de Paris, recteur de l’académie de Paris, président du conseil de l’université de Paris, il est membre de l’Académie des sciences.
Paul Appell est par ailleurs un scientifique engagé pour la justice, la promotion de la recherche et la solidarité nationale et internationale. Il s’engage pour Dreyfus en signant et promouvant le Manifeste des intellectuels de 1898, puis en intervenant à la révision du procès en 1906. Préside l’association française pour la Société des Nations.

Général Hubert Lyautey

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1854-1934. Officier pendant les guerres coloniales, premier Président général du protectorat français au Maroc en 1912, ministre de la Guerre lors de la Première Guerre mondiale, puis maréchal de France en 1921, membre de l’Académie française, président d’honneur des trois fédérations des Scouts de France. Sa devise est restée célèbre : « La joie de l’âme est dans l’action ».

Arsène d’Arsonval

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1851-1940 ; Médecin, physicien et inventeur français. On lui doit notamment le galvanomètre balistique, le premier téléphone agréé par les PTT et des études
sur l’électrothérapie par les courants à haute fréquence.
Membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine.

Georges Risler

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1853-1941. industriel et réformateur social français. A Caudebec-en-Caux (Seine-Inférieure) il dirige la blanchisserie Fauquet-Lemaître, administrateur de nombreuses œuvres sociales et président du Musée social, il est élu membre de l’Académie des sciences morales et politiques en 1930.
Grand’Croix de la Légion d’Honneur en 1936.

Auguste-Edouard Hirshauer

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1857-1943. Lorsque Saint-Avold devient allemande en 1871, la famille opte pour la nationalité française et doit donc quitter la ville. Elle va habiter à Calais.
Jeune capitaine, il se marie à Pagny-sur-Moselle, le 9 octobre 1883, avec Marie Élisabeth Claire Joséphine Goussel, née à Metz le 24 novembre 1858.
En 1914, Hirschauer est général commandant une brigade d’aérostiers avec les 5e et 8e régiments du génie de Versailles. Il est nommé chef d’état-major de Paris et travaille sous les ordres du général Gallieni.
Il s’empare de Craonne en 1917. Il fait une entrée triomphale dans Mulhouse le 17 novembre 1918. Sénateur de la Moselle durant l’entre-deux guerres. Grand-croix de la Légion d’honneur.

Louis Madelin

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1871-1956. Historien, député et académicien français. C’est un spécialiste de la Révolution et du Premier Empire, biographe de Fouché et auteur d’une monumentale Histoire du Consulat et de l’Empire.

Hubert d’Andlau de Hombourg

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1868-1959. Issu d’une vieille famille de la noblesse alsacienne, il est ancien représentant de l’Alsace au Landtag, propriétaire agricole, président de la Fédération agricole d’Alsace et de Lorraine et de la chambre d’agriculture du Bas-Rhin.
Il est élu conseiller municipal de Stotzheim puis sénateur du Bas-Rhin en 1928 et est réélu à ce dernier poste lors du scrutin de 1936.
Au Sénat, il siège au sein du groupe de l’Union républicaine, apparenté à l’Alliance démocratique.

Jean Babin

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1905 – 1978. Universitaire. - Agrégé de grammaire.
Docteur ès lettres (Paris, 1950). Recteur d’Académie. Délégué général du Ministère de l’Éducatio nationale pour les affaires universitaires internationales (1972-1976).
Capitaine de régiment de Chasseurs alpins en 1939. En 1944, le général de Gaulle lui donna mission de rouvrir les écoles françaises au fur et à mesure de la libération des territoires par les Alliés.
Très attaché à l’Argonne, un carrefour de la forêt éponyme où une croix fut plantée en son souvenir porte son nom.

Maurice Schumann

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1911-1998. Homme d’État, journaliste et écrivain français.
Rejoint le général de Gaulle à Londres dès 1940. Il fut « la voix de la France » sur les ondes de la BBC durant tout le conflit.
Il quitte Londres en 1944 pour prendre part au Débarquement en Normandie, d’abord avec l’armée britannique, puis avec la 2e D.B., sous les ordres du général Pierre Billotte.
Il débarque le 6 juin à Asnelles, (Calvados), avec la mission d’assurer la liaison avec les Forces françaises de l’intérieur.
Il est accueilli par André Berthaud, dont le jardin jouxte la plage d’Asnelles. André Berthaud est ainsi le premier Français sur le sol de France que Schumann rencontre.
Il tombe sous le charme de ce petit village et décide que c’est l’endroit où il sera enterré.
À la fois fidèle gaulliste, démocrate-chrétien et européen convaincu, c’est un des fondateurs du Mouvement républicain populaire, dont il est le premier président. Député du Nord pendant trente ans puis sénateur pendant quinze ans, il est plusieurs fois nommé ministre d’État dans les gouvernements de Georges Pompidou sous le présidence du général de Gaulle, et conclut son parcours gouvernemental comme ministre des Affaires Étrangères (1969-1973).
Il est élu à l’Académie française en 1974.

Simone Veil

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1927 – 2017. Magistrate et femme politique française.
Née dans une famille aux origines lorraines, elle est déportée à Auschwitz à l’âge de 16 ans, où elle perd son père, son frère et sa mère.
Rescapée avec ses sœurs Madeleine et Denise, elles
aussi déportées, elle épouse Antoine Veil en 1946 puis, après des études de droit et de science politique, entre dans la magistrature.
En 1974, elle est nommée ministre de la Santé par le président Valéry Giscard d’Estaing.
Elle mène le combat contre la discrimination des femmes en France.
Elle est la première personne à accéder à la présidence du Parlement européen — nouvellement élu au suffrage universel —, une fonction qu’elle occupe de 1979 à 1982.
Promotrice de la réconciliation franco-allemande et de la construction
européenne.
De 1993 à 1995, elle est ministre d’État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville.
Elle siège au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007, avant d’être élue à l’Académie française en 2008.
Sur décision du président Emmanuel Macron, Simone Veil fait son entrée au Panthéon avec son époux le 1er juillet 2018.