Il y a 110 ans, le 20 avril 1916, les soldats du Corps expéditionnaire russe entraient dans le port de Marseille. Envoyé en France par décision de l’empereur Nicolas II, ce contingent avait pour mission de soutenir les Alliés et de renforcer le front français en Champagne, au cœur de la Première Guerre mondiale.
À bord de cinq navires, plus de 8 000 soldats russes sont ainsi arrivés sur les côtes de la Méditerranée. L’avant-garde de ce corps expéditionnaire, envoyée par la Russie au secours de son allié, était attendue avec une vive impatience en France.
À Marseille, la population leur a réservé un accueil enthousiaste, ponctué d’ovations et de cris de « Vive la Russie et son armée ! ».
Les soldats russes se sont distingués par leur bravoure. L’essentiel du Corps expéditionnaire a combattu aux côtés des troupes françaises dans la région de Champagne-Ardenne. L’infanterie russe s’est particulièrement illustrée près de Reims, où elle a réussi à barrer la route aux divisions d’élite allemandes en marche vers la capitale française, un succès remporté au prix de lourdes pertes.
Pendant la Première Guerre mondiale, près de 20 000 soldats et officiers russes ont combattu sur le front occidental, aux côtés de leurs alliés de l’Entente. Près de 5 000 d’entre eux sont tombés au champ d’honneur et reposent à jamais sur le sol français.
Pour marquer cet évènement important, nous proposons à votre attention l’article de Madame Zoya Arrignon, Présidente de la délégation de Russie, publié dans le journal « à Propos », le journal du plus ancien Syndicat de la Presse périodique, n. 86, 2026 (France)
« Une amitié complexe »
« Si la France n’a pas été effacée de la carte de l’Europe, c’est avant tout à la Russie que nous le devons », déclare le Maréchal Foch à la fin de la Première Guerre mondiale. Qui s’en souvient aujourd’hui ?
Cet ouvrage collectif a pour objectif de rappeler le rôle décisif joué par la Russie dans la survie de la France durant la Première guerre mondiale et de rendre hommage à cette alliance franco-russe mais également au courage des soldats russes et français ainsi qu’aux personnalités clés de cette alliance bilatérale, tels qu’Alexandre III, Sadi Carnot, Raymond Poincaré, ou encore les généraux Nicolas Obroutchev et Raoul le Mouton de Boisdeffre, architectes de la convention militaire franco-russe.
Durant la Première Guerre mondiale, la Russie aura envoyé environ 20 000 hommes en France. Plus de 5 000 d’entre eux auront perdu la vie sur les champs de bataille français, « mort pour la France »
Ce projet éditorial a été initié par la délégation russe de la Renaissance Française, institution créée en pleine guerre 14-18 par Raymond POINCARE. Il est publié 100 ans après, au moment où les relations entre la France et la Russie sont au plus bas. Pour ce projet audacieux et ambitieux, la Renaissance Française a sollicité des éminents universitaires français et russes. Parmi les thèmes abordés, figurent les relations diplomatiques, la coopération économique ou encore les souvenirs des soldats russes sur le sol français.
L’ouvrage est richement illustré par les cartes postales allemandes, russes, françaises de l’époque. Ce livre met en lumière le rôle crucial des échanges académiques permettant de préserver et transmettre la mémoire historique et collective nécessaire aux générations futures.
Il s’agit d’un ouvrage savant mais accessible au grand public désireux d’approfondir et d’enrichir ses connaissances historiques.
Zoya ARRIGNON
« Une amitié complexe. Les relations franco-russes 1891-1918 »
Ouvrage collectif sous la direction de Jean-Paul BLED,
avant-propos de Jean-Pierre ARRIGNON,
Introduction de Jean-Pierre Chevènement,
postface de Zoya ARRIGNON,
in mémoriam de Jean-Pierre ARRIGNON
Editions SPM, Parution : 01/12/2024
Pages : 340, format : 15x24cm Prix : 35 euros
L’ouvrage est en vente en ligne et dans les librairies