Sous le régime de Vichy et l’Occupation allemande un curé fit décorer tous les murs de son église. Devait il s’en tenir aux images habituelles de la foi ? Ou faire entrer l’histoire présente dans son programme ? Il choisit de raconter l’histoire présente, celle de la défaite et des questions sociales, et l’histoire de l’Eglise qui est celle du Salut. Ce pasteur et son peintre ont eu le souci de rendre compte de l’existence de tous ceux qu’ils ont appelés dans cette Histoire. Par exemple, à travers des notations méticuleuses, précises, sur leurs vêtements et leurs outils, ils leur ont donné une identité sociale. C’est un élan compassionnel dont cet article, en en rendant compte par de longues descriptions – trop longues ? – respecte l’intention.
Daniel Laonet
