L’exceptionnel concert de l’ensemble Rasumowsky organisé à Paris par la Délégation de la Sarre de La Renaissance Française Des oeuvres de Beethoven, Mozart, Haydn, Debussy et Théodore Gouvy données en clôture de la présidence française au Conseil de l’Union européenne

, par  Pierre MABIRE
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Le quatuor à cordes Rasumowsky

Nomen est omen ! A la maison Heinrich Heine, dans la salle Alfred-Grosser, le programme de ce concert franco-allemand réunissait les nec plus ultra’s de la composition pour quatuor à cordes des deux espaces cultures :

  • En première partie, l’opus 130 présenté en version originale avec la (fameuse) Grande Fugue du titan rhénan Ludwig van Beethoven, lui troisième de la Trias avec Joseph Haydn et Wolfgang Amadeus Mozart, représentant la période dite la classique (viennoise) .
  • En deuxième partie, le quatuor à cordes en sol mineur de Claude Debussy, son seul opus du genre, et devenu le symbole de l’impressionnisme français, musique inexportable comme disent certains.
  • Et à la fin, comme bis, Rasumowsky, nous a fait déguster Théodore Gouvy, ce grand musicien romantique, né à Sarrebruck, en Prusse à l’époque, devenu un ambulant entre les deux cultures. Le scherzo de son quartette op. 56 présenté con brio par les artistes du quatuor Rasumowsly a envahi l’auditoire ; selon les Rasumowsky, il se pourrait que cette présentation ait été la première mondiale ; il semble établi que Théodore Gouvy ne l’a jamais écouté de son vivant.
  • Pendant l’entracte, notre ami de la Délégation et Président de l’Institut Théodore Gouvy à Hombourg-Haut, Sylvain Teutsch, en a profité du moment pour donner un concentré exposé sur la vie et l’œuvre de Théodore Gouvy qu’il a par son initiative pu sortir de l’oubli. Quel grand mérite !!
  • Devant un auditoire franco-allemand – la salle Alfred Grosser fut complète – notre Président International Denis Fadda et Mme Christiane Deussen, directrice de la Maison Heinrich Heine, ont prononcé d’emblée leurs mots de salutations, chacun soulignant sa satisfaction pour l’organisation du concert et le plaisir de voir les choses se passer de façon aussi parfaite.

Dans ce contexte, mérite également d’être mentionné, l’intervention efficace de notre Présidente de la Délégation Grand Paris, Aytèn Inan.

Aussi convient-il d’avoir le mot de reconnaissance à la Directrice de la Maison Heinrich Heine pour la parfaite et si chaleureuse réception des artistes. Ils s’alignent expressément à ce compliment.

  • C’est ici la place pour évoquer la qualité extraordinaire de cet ensemble qu’est le quatuor Rasumowsky maintenue le long des dernières années. Mesuré à l’exigence des deux morceaux principaux du programme, la primaria Dora Bratchkova – par ailleurs médaille d’or du rayonnement culturel de La Renaissance Française et membre de notre Délégation, en 2019 elle a excellé avec La Chaconne de Jean Sébastien Bach – a fait honneur à son rôle tout en laissant l’espace voulu par les compositeurs à ses collègues, tous des maîtres de leurs instruments. Un jeu d’ensemble vraiment merveilleux, les instruments ayant en début à s’adapter à la sécheresse de l’acoustique (de la salle pleinement occupée).
  • Nous autres, la petite expédition de la Délégation de Sarre, sommes retournés dans notre pays hautement contents pour avoir enchaîné une manifestation culturelle à dimension rare. Nous en sommes même fiers. Et de plus, ce, au dernier jour de la présidence française du Conseil de l’Union européenne. Vive l’amitié franco-sarroise.

Walter Glössner

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