le Ministre sarrois des Affaires européennes distingué par La Renaissance Française

, par  Christian OLIVE - Secrétaire général , popularité : 11%

La Renaissance Française en Sarre :

La présence de La Renaissance Française en Sarre est une nécessité, aussi une délégation est-elle en voie de constitution ; elle sera très bientôt opérationnelle. C’est donc la délégation voisine, celle du Luxembourg qui - en relation étroite avec le Ministère sarrois des finances et des affaires européennes et le Consul général de France - a organisé la cérémonie qui s’est tenue à Sarrebruck, à la Villa Europa, le 20 mars. Bruno Théret Président honoraire et Christophe Déage, Président de la Délégation de La Renaissance Française au Luxembourg ont tout fait pour que cette cérémonie soit magnifique ; avec l’aide efficace du Ministère, elle l’a été. Elle a rassemblé un nombre important de personnalités sarroises et d’autres venues de diverses régions d’Allemagne et de France. Madame Catherine Robinet, Consul général de France à Sarrebruck, était bien sûr présente. Monsieur Stephan Toscani, Ministre sarrois des finances et des affaires européennes, inlassable militant francophone et ardent acteur des relations franco-allemandes, a reçu la Médaille d’or de La Renaissance Française. Cette haute distinction lui a été remise par le Président international de notre institution, le Professeur Denis Fadda.

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Un extrait du discours du Président International de La Renaissance Française :

Notre institution a décidé, Monsieur le Ministre, de vous accorder la plus haute de ses distinctions, la Médaille d’or de La Renaissance Française pour l’action inlassable que vous menez afin de fortifier la relation franco-allemande, axe sans lequel il n’y aurait pas d’Europe, et transformer la relation transfrontalière, ceci dans le respect de la personnalité unique de la Sarre et sans jamais oublier la dimension francophone. Je vous en félicite très chaleureusement.

Mes félicitations, vont aussi à votre épouse, Madame Cécile Toscani, qui justement, elle aussi, œuvre pour la francophonie tout en travaillant à cette relation inestimable entre l’Allemagne et la France. Jusqu’à il y a peu, elle a remarquablement présidé l’école française, administrée comme beaucoup d’établissements scolaires à l’étranger, par les parents des élèves qui y sont scolarisés. Le nombre de ses élèves s’est sérieusement accru assurant ainsi un bel avenir au Lycée franco-allemand, au LFA puisque l’école constitue le vivier du lycée. Elle doit être associée à l’honneur qui vous est fait car chacun sait combien, dans la discrétion, elle partage vos combats ; ceci tout en étant, à la fois, une mère très attentive et, au Ministère de l’Education et de la Culture, une efficace Chargée de mission, responsable des relations franco-allemandes en ce domaine ; son but : faire vivre l’amitié franco-allemande.

Vous êtes né à Sarrebruck, Monsieur le Ministre, vous êtes un authentique sarrois, un homme de fidélité, un homme aux convictions fortes.

Vous aimez profondément votre terre mais vous ne voulez pas qu’elle soit repliée sur elle-même, vous la souhaitez ouverte et européenne.

Etre Européen, est en fait naturel pour vous. Vous avez de lointaines origines italiennes dont vous êtes fière. Comment ne le seriez-vous pas ? C’est un peu appartenir au pays berceau de notre civilisation. Vous avez un lien fort avec la France puisque votre arrière-grand-père, venant d’Italie, s’était installé à Sarreguemines, en Lorraine, et que votre épouse est française ; d’autre part, je sais combien la littérature française vous habite, avec un penchant particulier pour Montaigne, homme européen avant l’heure, dont l’oeuvre est si actuelle et si riche d’enseignements. Dès vos brillantes études de droit achevées, le Ministère fédéral de l’éducation et de la Recherche vous détache à Bruxelles pour trois ans. Dans cette ville francophone, vous allez apprendre à connaître l’Union européenne et cela vous confortera dans vos convictions européennes.

Membre des Jeunesses démocrates chrétiennes dès l’âge de 15 ans, et ce pendant vingt ans, vous en serez le Président pour la Sarre durant six ans. Homme de conviction et de fidélité, je l’ai dit, vous êtes aussi un homme d’engagements. Vous n’hésitez jamais à affirmer votre foi catholique et votre attachement aux valeurs familiales et chrétiennes.

Ce sont ces valeurs et aussi votre haut sens des responsabilités que sont les vôtres, qui vous amènent à porter une attention particulière à la question des migrations humaines.

Les êtres humains, d’où qu’ils viennent et dans quelque circonstance que ce soit, doivent être accueillis avec dignité, respect et humanité lorsqu’ils abordent une terre européenne ou s’y installent et ici nous devons rendre hommage à la Grèce et plus encore à l’Italie dont la population et les autorités accueillent de façon admirable les réfugiés et à l’Allemagne qui fait un effort considérable pour les maintenir sur son territoire.

Ensuite, le Chrétien peut s’interroger. Ne doit-on pas faire plus encore pour que ces personnes échappent à la dépendance de trafiquants en tous genres ? Ne doit-on pas faire mieux pour permettre à ceux qui le désirent – et c’est le souhait de la plupart des êtres humains – de vivre sur la terre qui les a vu naître, près de leur famille et dans leur culture ? Par ailleurs, l’Europe manque de main d’oeuvre certes, mais ne doit-on pas être attentifs à ne pas trop retirer aux pays en développement les bras et les cerveaux dont ils ont besoin, forces vives de leur avenir ? Je connais bien des pays où l’émigration des jeunes provoque de sérieux déséquilibres économiques, sociaux et humains.

Je sais combien, Monsieur le Ministre, vous souhaitez une solution européenne commune concernant le mouvement migratoire, une solution qui prenne en compte les besoins économiques en même temps que les aspects que je viens d’évoquer.

Après avoir été élu conseiller municipal à 22 ans, vous devenez un homme incontournable. Membre du Landtag sarrois à partir de 1999 et très vite Secrétaire du groupe parlementaire de la CDU puis Secrétaire général de la CDU de la Sarre, en 2009, vous entrez au gouvernement ; d’abord comme Ministre de l’Intérieur et des Affaires européennes, puis comme Ministre de l’Intérieur, de la Culture et des Affaires européennes et, depuis 2012, comme Ministre des finances et des Affaires européennes. Depuis 2009, vous êtes aussi Membre suppléant du Bundestag et membre suppléant du comité commun du Bundestag et du Bundesrat.

Dans vos fonctions, la coopération transfrontalière et la coopération interrégionale vous tiennent particulièrement à cœur. Par de nombreuses initiatives, vous assurez la promotion de ces coopérations et développez des contacts intensifs avec les régions et pays voisins.

Vous êtes co-initiateur de la « Stratégie France » du gouvernement de la Sarre qu’avec Madame la Ministre- Présidente vous mettez en œuvre avec grande détermination. La stratégie vise à faire de la Sarre un espace plurilingue dans lequel la langue française occupera une place centrale.

Vous accordez une priorité à l’enseignement des langues ; ainsi un apprentissage renforcé du français, va faire de la Sarre, en une génération, le premier land plurilingue d’Allemagne.

Apprendre la langue de l’autre, c’est s’ouvrir à sa culture - car toute langue est porteuse d’une culture – et entrer dans la culture de l’autre c’est mieux le connaître. Et mieux le connaître c’est forcément mieux le comprendre. A La Renaissance Française nous en sommes en tout cas convaincus. « Mieux se connaître pour mieux se comprendre », c’est là notre devise.

A l’occasion du cinquantième anniversaire du traité de l’Elysée, avec la Ministre-Présidente, vous avez imaginé une année « France 2013 en Sarre » et vous vous êtes impliqué énormément voulant que cette année ne soit pas un aboutissement mais un commencement.

Outre le fait qu’elle a mis en évidence toutes les richesses de la coopération France-Allemagne en Sarre, elle a été l’occasion d’un nombre d’événements considérable ; elle a été le point de départ de cette remarquable « Stratégie France » qui a effectivement été lancée, en Lorraine, le 22 janvier 2014.

Cette stratégie est en train de modeler le contenu des relations franco-allemandes en Sarre et, avec la Ministre-Présidente, vous faites qu’elle soit la plus adaptée possible aux enjeux transfrontaliers.

Car, depuis votre arrivée au gouvernement, vous n’avez cessé de renforcer l’action transfrontalière de la Sarre avec la France et aussi avec le Luxembourg ; par ailleurs, vous êtes un pèlerin infatigable de la coopération interrégionale dans la Grande Région, région qui entre Rhin, Moselle, Sarre et Meuse, a une histoire importante et a été, de fait, le premier Groupement européen de coopération territoriale, le premier GECT mis en place ; et c’est bien en grande partie grâce à votre engagement tenace que ce GECT a pu obtenir la personnalité juridique en 2010.

Vos initiatives sont nombreuses, il vous faut quelquefois bousculer – ce fut le cas pour la première conférence franco-allemande de la coopération dans les zones frontalières qui a débouché sur la « Déclaration de Sarrebruck », ce fut aussi le cas pour le « Forum de la Grande Région » et son sommet des chefs des exécutifs, tenus à Berlin avec le succès que l’on sait – et s’il vous arrive de bousculer, c’est pour faire toute sa place à l’action, faire avancer les dossiers ; c’est pour aboutir et vous réussissez.

La Renaissance Française a voulu reconnaître votre action déterminée et déterminante au service de l’Espace européen qui se construit, au service des relations entre l’Allemagne et la France et au service du renforcement des liens entre la Sarre et la France.

Pour tout ce que vous avez donné et que vous continuerez de donner dans tous les postes de responsabilité qui vous attendent – et où nous, nous vous attendons - je suis particulièrement heureux de remettre maintenant au Chevalier de la Légion d’honneur que vous êtes, la Médaille d’or de La Renaissance Française.

La presse sarroise en parle :