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"Promouvoir la culture, oeuvrer pour la paix, distinguer les mérites"

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PARIS : Cérémonie du 4 avril 2019 de remise de distinction à Mr Yvon Gattaz et à la violoniste Dora Bratschkowa

Paris le 4 avril 2019 : Jeudis parisiens de La Renaissance Française

Cérémonie de remise de distinctions à Monsieur Yvon Gattaz et à la violoniste Dora Bratschkowa

Dans le cadre des Jeudis parisiens de La Renaissance Française, le 4 avril 2019, au siège de la Fédération Maginot, institution proche de la nôtre présidée par l’Amiral Lacaille, se sont retrouvés membres et amis de La Renaissance Française pour une cérémonie qui mettait à l’honneur Monsieur Yvon Gattaz, ancien Président du Patronat français, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques et Madame Dora Bratschkowa, grande violoniste bulgare venue d’Allemagne.

La cérémonie a été ouverte par Madame Aytèn Inan, Présidente de la Délégation de La Renaissance Française du Grand Paris. Après les discours du Président international, le Professeur Denis Fadda pour Mr Y.GATTAZ puis pour Mme Bratschkowa et de Monsieur Axel Maugey , membre du conseil d’administration de notre institution.

Monsieur Yvon Gattaz, ancien président du CNPF/MEDEF, entrepreneur, économiste, auteur d’une douzaine d’ouvrages, a reçu la Médaille d’or de La Renaissance Française pour l’œuvre remarquable qu’il a accomplie et continue d’accomplir au service de l’entreprise et des jeunes, et à travers son combat sans trêve pour l’emploi.

Dans la conférence qu’il a donnée ensuite (voir texte) Monsieur Yvon Gattaz a développé les idées originales avancées dans son dernier ouvrage Économiquement vôtre, en donnant une leçon magistrale sur l’état de l’emploi et de l’économie dans la France d’aujourd’hui, manifestant sa liberté intellectuelle et son engagement absolu pour une France dynamique et ouverte sur l’avenir.

Après cette conférence, la violoniste Dora Bratschkowa a offert une interprétation de La Chaconne de J.S.Bach, œuvre d’une extrême exigence, soulevant l’enthousiasme et l’admiration du public. La violoniste a alors reçu, des mains du Président international qui, auparavant, avait fait état de ses mérites artistiques et humains (voir texte) la Médaille d’or du Rayonnement culturel. Madame Bratschkowa a alors évoqué en des termes qui ont ému l’auditoire, son amour de la musique, art de l’harmonie et de la concorde.

Avant que ne s’achève cette cérémonie, l’Amiral Lacaille a brossé un historique de l’Institution dans laquelle nous nous trouvions, la Fédération Maginot, créée en 1888.

Les nombreux amis du président Gattaz et les amoureux de la musique ont terminé la soirée autour d’un chaleureux cocktail.

La Renaissance Française félicite le Président de la délégation de La Renaissance Française en Sarre, Monsieur Walter Glössner, pour son action inlassable au service de la musique , et remercie Monsieur Axel Maugey, pour son brillant discours d’hommage au président Yvon Gattaz.





Discours du président pour Mr GATTAZ

REMISE DE LA MEDAILLE D’OR DE LA RENAISSANCE FRANCAISE A MONSIEUR YVON GATTAZ

DISCOURS de Denis FADDA

Monsieur le Président Yvon Gattaz,
Madame Dora Bratchkova
Mesdames et Messieurs les membres des académies,
Madame le Ministre,
Madame l’Ambassadrice, Messieurs les ambassadeurs,
Monsieur le Président de la Fédération Maginot
Mesdames, Messieurs,

Les jeudis parisiens de La Renaissance Française s’attachent à conjuguer les talents et les arts

Ce soir ils font aussi conjuguer les mérites

Les mérites d’un entrepreneur-écrivain et ceux d’une artiste, d’une violoniste ; l’un et l’autre vont recevoir une distinction.

La Renaissance Française est une vieille institution. Fondée par Raymond Poincaré, placée sous le haut patronage du Président de la République et sous celui des ministres des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Education nationale et de l’Intérieur, elle a pour Président d’honneur Monsieur Gabriel de Broglie de l’Académie française et de l’Académie des sciences morales et politiques, Chancelier honoraire de l’Institut, Président de la Fondation Simone et Cino Del Duca.

Notre organisation s’emploie à faire rayonner à travers le monde la langue française et la culture du monde francophone, à protéger les patrimoines, à encourager les arts et l’artisanat, à sauvegarder les langues minoritaires, en privilégiant la protection de la diversité culturelle et le dialogue des cultures.

Dès ses origines, elle a été autorisée à accorder des distinctions, ce qu’elle fait régulièrement en deux promotions annuelles.

Monsieur le Président Yvon Gattaz,

Vous êtes un entrepreneur de très grand talent, un patron et même un patron des patrons, un économiste et aussi un écrivain.

C’est l’écrivain qui est reconnu ce soir mais aussi, bien sûr, l’homme qui a tant oeuvré pour son pays et qui continue de le faire.

Vous avez écrit de nombreux ouvrages, une douzaine. Il y a aussi un nombre considérable d’articles et notamment ceux de la lettre socio-économique Les quatre vérités que vous avez créée avec le « club des quatre » ; tous ces écrits ont été conçus pour convaincre ; ils sont convaincants. Tous montrent un chemin.

C’est le cas du dernier paru de vos livres, Economiquement vôtre. Comme les autres, il fourmille d’enseignements relatifs à l’entreprise, à l’emploi et plus particulièrement à l’emploi des jeunes, à l’éthique aussi.

A propos de l’entreprise vous écrivez, « La modernisation dont la France a besoin, ce n’est plus l’esprit d’analyse, ni l’esprit de synthèse, ni la maturité, ni le raisonnable, c’est l’enthousiasme, l’innovation et le risque. ». Et vous déplorez que les jeunes diplômés des grandes écoles soient bien peu nombreux à être des créateurs d’entreprise, à prendre des risques. Péguy écrivait déjà : « Aujourd’hui, dans l’enfer moderne celui qui ne joue pas perd toujours plus ». La création d’entreprise est pourtant, dans le monde actuel, désenchanté, l’une des rares belles aventures encore possibles.

Mais vous notez que les mesures économiquement favorables au développement de l’entreprise rencontrent d’innombrables oppositions sociales, traditionnelles, sociologiques.

A l’aide vous préférez de l’air pour l’entreprise. Vous écrivez : « Les aides constituent un système pervers : l’Etat crée des charges insupportables qu’il tente d’atténuer ensuite par des aides sélectives d’une rare complexité, souvent inaccessibles aux petites entreprises ». La France détient le record des prélèvements obligatoires sur entreprise avec un taux de 62,2 % alors que la moyenne européenne est de 39, 6 % et que l’Italie, l’Allemagne et le Royaume Uni affichent respectivement 48 %, 46, 9% et 30,7%.

On ne peut s’empêcher de penser à Churchill qui disait « On considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre , ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char ».

Plus que jamais, dites-vous, un grand pays est un pays à l’économie puissante, et le rang des nations ne se mesurera plus dans l’avenir à leur surface ou à leur population, mais à leur PIB ou, mieux encore, à leurs exportations. Déjà la réalité vous donne raison. On pourrait citer Singapour et bien d’autres encore.

Si les gouvernants de tels pays ont en outre une force de conviction, ils sont entendus ; ceci j’ai pu le vérifier bien des fois dans les instances internationales.

Pour qu’un pays ait une économie puissante, il lui faut impérativement réduire le plus possible le taux de non emploi ; la question de l’emploi, et surtout de l’emploi des jeunes, est absolument prioritaire pour vous. Elle vous hante. C’est pour cela que vous faites porter vos efforts d’abord en faveur de la jeunesse.

L’esprit d’entreprise est consubstantiel de l’homme et l’entreprise est le centre de l’économie, elle est fille du libéralisme : elle mérite d’être connue et étudiée. En 1986 vous créez « Jeunesse et entreprises » en vue de rapprocher le monde de l’éducation et celui de l’entreprise avec un seul objectif, favoriser l’emploi des jeunes. Vous voulez que les enseignants apprennent à mieux connaître l’entreprise et que les jeunes soient mieux accueillis par elle. Vous concevez un axe jeunes-parents-enseignants-entreprises qui emploient. C’est un succès. Désormais, les enseignants ont davantage conscience que les entreprises sont créatrices de valeur non seulement économique mais aussi humaine et sociale.

L’entreprise doit avoir une assise morale. C’est la raison pour laquelle, dès 1975, vous avez créé « Ethic », une association qui rassemble les entreprises à taille humaine innovantes et de croissance et qui a produit une charte pour promouvoir des valeurs. L’intérêt général y a toute sa place. Le mouvement Ethic est à l’origine de bien des mutations dans le cadre de l’entreprise.

Votre remarquable réflexion, de même que vos enseignements, nous amènent à nous interroger sur les défis de notre époque.

Vous vous battez pour que les entreprises soient créatrices d’emplois. Je vous cite : « Nous ne pouvons abandonner nos jeunes aux couloirs d’attente de Pôle emploi et des secours publics d’urgence, alors que nous leur enseignons que l’assistanat n’est pas une solution glorieuse et que ’tout salaire mérite travail’ » et vous ajoutez, par ailleurs, que « les dirigeants du monde entier devraient placer l’emploi en tête de toutes leurs priorités sinon il arrivera un jour où les sans-emploi seront plus nombreux que les employés alors ils se révolteront ». Je crains que votre analyse ne soit prémonitoire.

Les progrès techniques font perdre plus d’emplois qu’ils n’en créent ; le développement de l’intelligence artificielle va en faire perdre encore. L’amélioration des formations, leur multiplication, la flexibilité de l’emploi, la mobilité apporteront-elles des solutions suffisantes ?

A l’échelon planétaire, la concurrence effrénée, et pas toujours loyale, entre géants amène à des politiques drastiques de réduction des coûts et donc, bien souvent, à des réductions d’emplois ; nos gouvernants, l’Europe ont-ils encore les moyens de lutter ?

C’est le moment de s’interroger. Quelle société voulons-nous vraiment construire ? Nous parlons souvent de progrès mais quel sens donnons-nous à ce mot ?

En grec, le mot « économie », nous le savons, est constitué par les racines « oîkos », la maison en tant qu’unité sociale et économique et « nomos », gérer, administrer. L’économie, considérée comme l’art de bien administrer une maison, de gérer des biens et, par extension, un pays, est subordonnée au politique. Une réflexion politique à l’échelon mondial est-elle encore possible ? Les difficultés que connaît l’O.M.C ne sont pas très encourageantes.

Monsieur le Président,

Vos écrits, qui ont la grande vertu du réalisme, sont fondés sur une praxis ; ils refusent les deux écueils que sont le fatalisme et l’idéologie. Fort heureusement, ils proposent une voie qui est celle de la mesure ; vous portez loin votre regard ! Ils sont une source très précieuse de réflexion et d’inspiration sur l’entreprise dans la conjoncture actuelle. A propos de Economiquement vôtre, un journaliste a écrit : « Voilà (…) un livre à mettre de façon urgente entre toutes les mains » ; nous partageons cet avis.

Par votre action inlassable, par votre plume, vous contribuez largement au rayonnement de la pensée française dans le monde ; ainsi suis-je infiniment heureux de vous remettre maintenant la Médaille d’or de La Renaissance Française.

Le 4 avril 2019

Discours du président pour Mme BRATSCHKOWA

REMISE DE LA MEDAILLE D’OR DU RAYONNEMENT CULTUREL A MADAME DORA BRATCHKOVA

DISCOURS DE DENIS FADDA

Madame,

Vous êtes née en Bulgarie et pendant des années vous avez été professeur à l’Académie de musique de Sofia, premier violon du Quatuor national Silven et aussi premier violon de l’Orchestre symphonique de la radio de Sarrebruck.

Appelée à devenir professeur de violon à la prestigieuse Académie de Musique et des Arts de la scène de Mannheim, vous vivez en Allemagne depuis 2003.

Soliste reconnue internationalement et fort recherchée, vous êtes Premier violon de la Deutsche Radio Philharmonie et Premier violon du Quatuor Rasumowski

Après vos études auprès du professeur Boian Lechev, lui-même élève de David Oïstrakh, vous avez obtenu des prix à des concours internationaux renommés ; notamment au concours Bach de Leipzig, au concours Curci de Naples, au concours Tchaïkovski de Moscou.

Vous donnez des concerts à travers l’Europe, au Japon aussi, en tant que soliste ou membre d’ensembles de musique de chambre. Comme soliste vous avez travaillé avec des chefs d’orchestre aussi importants que Stanislaw Skrowaczewski, Marcello Viotti ou Emmanuel Krivine.
Vos disques, vos CD, vos albums ont été enregistrés par les plus grands labels.

L’intégrale des 15 quatuors à cordes de Dimitri Chostakovitch a été enregistrée à l’occasion du centenaire de la naissance du compositeur, en 2006, et a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme.

Maxim Chostakovitch - lui-même pianiste et chef d’orchestre et qui est parmi les interprètes les plus importants des œuvres de son père - compte cet enregistrement comme l’un des meilleurs jamais réalisés de la musique de Chostakovitch.

DER SPIEGEL et DIE ZEIT ont parlé de « tempi incroyables » et d’une « interprétation captivante ».

Une excellente critique est aussi parue dans la presse musicale à propos du premier enregistrement de tous les quatuors à cordes du compositeur romantique suisse Friedrich Theodor Fröhlich.

Ne devrais-je pas ajouter que vous êtes membre du jury de plusieurs concours internationaux et réalisez régulièrement des master classes de violon et de musique de chambre.

C’est dire la grande carrière que vous accomplissez !

A La Renaissance Française, nous disons « la paix par la promotion de la culture » ; votre œuvre, Madame, contribue à la paix, à cette paix à laquelle, chaque jour, notre institution entend contribuer.

Ainsi avez-vous largement mérité la Médaille d’or du Rayonnement culturel que je vais maintenant vous remettre

Le 4 avril 2019

Portfolio

  • Crédit photo : Flore Chapelle