Le 13 octobre de l’année en cours, La Délégation de La Renaissance Française en Géorgie a organisé, avec le soutien de l’Université d’État Ilia, quatre événements d’une importance majeure dans le cadre du rayonnement de la langue et de la culture françaises et francophone dans le pays, en présence en ligne de Monsieur Denis Fadda, président de La Renaissance Française, de Son Excellence Ambassadeur de France en Géorgie, Monsieur Olivier Courteaud, de Madame Salomé Gueorgiev, Conseillère de coopération et d’actions culturelles, Directrice de l’Institut Français de Géorgie.
Après le discours d’accueil de Madame la Professeure Nino Doborjguinidzé, rectrice de l’Université d’État Ilia, le public qui assistait aux événements, a été salué par l’Ambassadeur de France en Géorgie, Monsieur Olivier Courteaud, et par le Président international de La Renaissance Française, Monsieur Denis Fadda.
Le premier événement, co-organisé avec l’Institut Français de Géorgie, a porté sur la proclamation du Prix Goncourt. Choix de la Géorgie 2025.
Le prix Goncourt devant être attribué par les étudiants et les jeunes lecteurs de la médiathèque de l’Institut Français de Géorgie, ceux-ci ont participé à la sélection en tant que représentants de quatre institutions. Chaque jury a délibéré, puis désigné un représentant au jury général : Luc Paposhvili pour l’Université d’État Ilia, Ilona Chilachava pour l’Université d’État Akaki Tsérétéli de Koutaïssi, Elisabeth Modébadzé pour l’Université d’État Ivané Javakhishvili de Tbilissi, et Nathalie Okromélidzé pour les jeunes lecteurs de la médiathèque de l’Institut Français de Géorgie.
Le Choix Goncourt de la Géorgie 2025 a porté sur la troisième sélection établie l’année dernière par l’Académie Goncourt. La Géorgie avait donc à choisir entre quatre écrivains: Laurent Mauvignier, La Maison vide (lauréat du prix Goncourt 2025) ; Caroline Lamarche, Le Bel Obscur ; Emmanuel Carrère, Kolkhoze ; Nathacha Appanah, La Nuit au cœur.
Tous ces romans portent sur une histoire personnelle, familiale, et peuvent être qualifiés à la fois d’(auto)fictionnels et d’(auto)biographiques. Kolkhoze retrace l’histoire d’une famille sur quatre générations ; La Maison vide en embrasse quatre, voire cinq ; Le Bel Obscur s’étend lui aussi sur plusieurs générations, à travers un ancêtre mort à trente ans en 1865 ; La Nuit au cœur raconte l’histoire de la narratrice et de sa cousine, ainsi que celle de Chahinez, tuée en 2021 dans les rues de Bordeaux.
La décision du jury général, réuni à huit-clos, a été annoncée par Elisabeth Modébadzé, étudiante de 4e année de Licence de l’Université d’État Ivané Javakhishvili de Tbilissi.
Les jeunes Géorgiens francophones ont opté pour le roman de Laurent Mauvignier La Maison vide.
Cette fois aussi, comme pour l’année 2024, le choix du lauréat du prix Goncourt par la Géorgie a coïncidé avec celui de l’Académie Goncourt. Cependant, le public a pu entendre deux opinions différentes. Luka Paposhvili, étudiant à l’Université d’État Ilia, a présenté le roman d’Emmanuel Carrère, Kolkhoze, et Natalia Okromelidze, représentante des jeunes lecteurs de la Médiathèque de l’Institut Français de Géorgie, a annoncé l’avis des jeunes lecteurs de la médiathèque de l’Institut Français de Géorgie, et le sien propre sur le roman de Nathacha Appanah, La nuit au cœur.
Le deuxième événement a porté sur la remise de la plus haute distinction établie par La Renaissance Française. La Médaille d’or de La Renaissance Française a été remise à Madame Atinati Mamatsashvili, professeure titulaire de littérature comparée de l’Université d’État Ilia, spécialiste de littérature française et francophone, dont les recherches portent sur la littérature et les régimes nazi et soviétique, sur la littérature et l’antisémitisme, ainsi que sur la littérature et l’intermédialité. Son profil de comparatiste l’a amenée à travailler sur les littératures française, belge, luxembourgeoise, allemande, géorgienne, ukrainienne et russe dans un contexte européen. Auteure de 96 publications dont 3 monographies et 13 livres/numéros thématiques, elle est également organisatrice de 19 colloques internationaux et de plusieurs séminaires avec la participation des collègues de différentes universités du monde.
La Médaille d’or des Valeurs francophones a été remise à Madame Tamar Khosruashvili, traductrice littéraire de 16 romans des auteurs français et francophones, éditrice, responsable de projets culturels. Chimiste de formation, mais animée dès l’enfance par une profonde passion pour la langue et la littérature françaises, elle s’engage très tôt dans un parcours entièrement dédié à la transmission culturelle et à la promotion de la littérature française et francophone. En sa qualité de directrice de la médiathèque de l’Institut Français de Géorgie de 2002 à 2024, elle a conçu et mis en œuvre une riche programmation culturelle : rencontres littéraires, concours, clubs de conversation, ateliers de traduction, cafés littéraires, cycles cinématographiques et expositions.
Le troisième événement a porté sur la présentation de l’ouvrage collectif intitulé La Bibliothèque infinie. Mémoires, héritages et promesses de lecture, publié par la maison d’édition L’Harmattant (2026) sous la direction de Nabil El Jabbar, professeur de littérature francophone à l’Université Ibn Tofail de Kenitra (Maroc), Mzago Dokhtourichvili, professeure émérite en philologie romane à l’Université d’État Ilia (Géorgie), présidente de la Délégation de La Renaissance Française en Géorgie, et Gerardo Acerenza, chercheur et traducteur de la littérature québécoise, professeur à l’Université de Trente (Italie). Seize auteurs ont contribué à la rédaction de cet ouvrage dont deux étudiants de Master – Mariam Glonti et Giorgi Kurdadzé. Le président international de La Renaissance Française Monsieur Denis Fadda a témoigné une fois de plus son soutien indéniable à toutes les initiatives entreprises par la Délégation de La Renaissance Française en Géorgie ayant apporté une précieuse contribution à l’ouvrage collectif qui réunit des voix diverses, racontant chacune, avec sensibilité et subjectivité, les liens singuliers qu’elles entretiennent avec ces lieux de mémoire et d’apprentissage. L’ouvrage invite le lecteur à redécouvrir les espaces où naissent nos curiosités, se forgent nos idées et s’épanouissent nos imaginaires.
Le dernier, quatrième événement a porté sur la présentation du recueil de poèmes de la poète française Christine Lacan Chœur à six voix, initialement publié par l’éditeur italien sous le titre Chœur à trois voix (français, italien, anglais). Lors d’une rencontre où elle a bien voulu offrir à Mzago Dokhtourichvili un exemplaire du recueil, cette dernière a eu l’idée de publier Chœur à six voix, ayant ajouté la traduction des mêmes poèmes en trois autres langues : en espagnol, en géorgien et en roumain.
Un autre projet conçu au sein de la Délégation de La Renaissance Française en Géorgie prévoit la création, par un jeune compositeur géorgien Guiorgui Papiashvili, de la musique qui accompagnera, lors d’une manifestation dans le cadre de la Journée Internationale de la Francophonie, la lecture des poèmes en six langues par les jeunes amoureux de la poésie.
Retrouvez ci-joint les discours prononcés lors de ces événements.
