Délégation de SERBIE : inauguration officielle (mise à jour)

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La Délégation de La Renaissance Française en Serbie présidée par Madame le Professeur Irina SUBOTIC, professeur émérite d’histoire de l’art à l’Université de Belgrade, Vice-présidente d’Europa Nostra a été officiellement inaugurée le 11 décembre

La fondation de la Délégation Serbe de La Renaissance Française

A Belgrade, le 11 décembre 2014, au Musée Zepter (rue Knez Mihailova 42) à 20 h un événement important a eu lieu :

  • c’est avec une grande dévotion et plaisir que nous avons fondé la Délégation Serbe de La Renaissance Française - avec le parrainage de l’Institut français de Serbie et en présence de 70 personnes, francophones et francophiles, spécialistes et amateurs, jeunes et moins jeunes...
  • Dans son mot de bienvenue professeur Ivana Simeonović Ćelić, directrice du Musée Zepter, a souligné l’importance d’un tel événement ayant en vue les liens traditionnels franco-serbes et tout particulièrement le fait que la fondatrice du Musée Zepter, Madame Madlena Zepter vit en France. Elle avait crée un prix spécial pour les meilleures traductions francophones et elle a fondé aussi le premier Opéra privée dans notre région.

L’introduction de professeur Irina Subotić, présidente de la Délégation Serbe de La Renaissance Française, se rapportait aux liens d’amitié existant traditionnellement entre la France et la Serbie, à l’histoire longue d’un siècle et aux objectifs de La Renaissance Française ainsi qu’aux idées génératrices de la fondation de la Délégation Serbe au cœur des activités principales de La Renaissance Française. Elle a parlé de la structure de notre organisation et lu la lettre de support de professeur Denis Fadda, président international de La Renaissance Française.

  • En présentant les buts de la fondation de la Délégation Serbe de La Renaissance Française, Irina Subotić a ouvert la discussion sur les maintes possibilités d’activités et a invité le public de participer vivement avec leurs propositions pour des événements prochains, surtout en 2015 - l’année du centenaire de la La Renaissance Française. Irina Subotić a profité de cette occasion pour rendre hommage à une grande artiste serbe, Ljubica Cuca Sokić, peintre, professeur de l’Académie des Beaux-Arts de Belgrade et membre de l’Académie Serbe des Sciences et des Arts, dont le centenaire de la naissance est célébré juste ces jours-ci. Ljubica Sokić a été pendant toute sa vie inébranlablement liée à la France et à sa culture, en transmettant la sensibilité et le raffinement du langage plastique français dans notre art, ce qui a été prouvé par de nombreuses reproductions sur l’écran.

Notre prochaine rencontre sera à l’occasion du Mois de la francophonie que nous allons organiser ensemble avec l’Institut français de Belgrade. Mais - les portes sont ouvertes pour toutes les autres propositions aussi.

Suivait la Table Ronde sur les relations franco-serbes actuelles avec la participation de :

  • Professeur Jelena Novaković, de la Faculté de Philologie de l’Université de Belgrade, présidente de l’Association de coopération culturelle Serbie-France ;
  • M. Radomir Diklić, directeur de l’agence BETA, ex-ambassadeur de Serbie en France et en Belgique et
  • MA Veljko Stanić, historien, chercheur de l’Institut des Études Balkaniques de l’Académie Serbe des Sciences et des Arts, doctorant à la Sorbonne-Paris IV chez professeur Jean-Paul Bled, membre de la Renaissance Française.

Professeur Jelena Novaković a évoqué de nombreux projets de recherches dans le domaine de la littérature française et de la francophonie qu’elle mène personnellement ou supporte dans le cadre de l’Association de coopération culturelle Serbie-France, y compris les livres et les recueils publiés en Serbie et en France, notamment son dernier livre sur l’intertextualité jusqu’alors inconnue de la littérature française dans l’œuvre de Ivo Andrić, le seul lauréat du Prix Nobel en ex-Yougoslavie. Elle a proposé une collaboration continue entre nos deux organisations.

M. Radomir Diklić nous a parlé de l’importance de renforcer les relations franco-serbes qui ont été tellement importantes dans le passé, qui refroidissaient sous le régime de Slobodan Milošević pour être interrompues complètement pendant le bombardement en 1999 et renouvelées immédiatement après les changements subis en 2000. Mais la Serbie n’a pas suffisamment vite réagi à toutes les possibilités offertes et dans ce sens une grande tâche est devant nous pour contribuer à la renaissance de meilleures liaisons : à part des relations politiques qui se transforment positivement, semble-t-il, après la visite récente du Premier ministre français Manuel Valls, notre pays devrait stimuler la francophonie car elle contribue non seulement à la culture, mais aussi aux relations économiques extrêmement importantes pour un pays comme la Serbie qui se rapproche lentement de l’Union Européenne.

MA Veljko Stanić a confirmé que la Serbie n’a pas stimulé ni utilisé toutes les possibilités offertes par la tradition amicale avec la France, en dépit du fait qu’un nombre considérable de jeunes savants et chercheurs profitent de privilège d’étudier en France. Il a demandé si „l’appel sentimental franco-serbe“, dont on a parlé dans le passé, puisse subsister lors de la globalisation de la culture et il a confirmé que cette „alliance atypique“ insiste sur la coopération dans différents domaines scientifiques, y compris la byzantologie ou la balkanologie dont les bases ont été établies par des savants français. Les instituts des Etudes balkaniques et de Byzantologie continuent leur activité dans ce sens.

A cette occasion nous avons présenté une petite exposition de livres français traduits récemment en serbe et offert un verre de vin blanc à nos invités qui sont restés longtemps en conversation dans une atmosphère très amicale et optimiste.

Je suis heureuse de souligner que pour cet événement nous avons eu deux jeunes coordinatrices - historiennes de l’art : Tijana Zebić et Isidora Stanković qui est doctorante à la Sorbonne dans le domaine du patrimoine et de la mémoire.

I.S.

Belgrade, le 11. XII 2014