Coronavirus : l’Afrique en grand danger Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, soutient l’appel franco-allemand à la mobilisation du G20

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Par Pierre Mabire, président de la délégation de l’Oise de La Renaissance Française, avec AFP et Radio-France International
Dans un appel lancé sur les ondes et les écrans de Radio France Internationale (RFI) et la chaîne France 24, le secrétaire général de l’ONU, M. Antonio Guterres estime qu’il faudrait environ 3000 milliards de dollars soit l’équivalent de 10 % du PIB mondial pour endiguer la pandémie de COVID19 dans les pays en développement, et notamment en Afrique.
Il soutient notamment la proposition franco-allemande d’une coordination par le G20 de cet effort logistique et financier.
Car l’autre risque, selon M. Antonio Guterres, est que les risques « d’une dissémination sans limite comme celle-là, et de mutation sont grands. Et s’il y a une mutation, alors tout l’investissement que nous sommes en train de faire pour les vaccins sera perdu et la maladie reviendra du Sud vers le Nord. C’est dans l’intérêt des pays du Nord de faire cet investissement en Afrique ».
En effet, plus le temps passe, plus le risque d’une mutation naturelle du virus grandit. Or une nouvelle souche de Covid-19 ne serait pas forcément sensible à un traitement ou à un vaccin élaboré contre une souche antérieure du virus. Quant à l’appel au cessez-le-feu mondial qu’il a lancé ce lundi 23 mars, Antonio Guterres reconnaît un risque d’échec. « Tous mes représentants spéciaux et les chefs des opérations de maintien de la paix sont engagés dans des négociations pour transformer cet appel en acceptation de cessez-le-feu », explique-t-il.
Le principe en a d’ailleurs été accepté au Yemen, par quelques acteurs en Syrie, et même en Libye, au Cameroun et aux Philippines. Mais « entre l’acceptation du principe et l’application concrète du cessez le feu, il y a un énorme travail à faire. Et il faut que tout le monde comprenne que notre ennemi, c’est le virus, et pas les hommes et femmes qui sont en conflits ».