Hommage au professeur des universités Jean-Pierre Arrignon Disparu le 13 avril 2021 des suites de maladie, Jean-Pierre Arrignon, président de la délégation Nord - Pas-de-Calais de La Renaissance Française, laisse derrière lui une somme considérable d’études sur la Russie historique et contemporaine. Une cérémonie d’hommage s’est déroulée au Centre spirituel et culturel orthodoxe russe de Paris

, par  La Renaissance Française
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Lors de l’hommage, qui s’est tenu au Centre spirituel et culturel orthodoxe russe de Paris.

Un hommage a été rendu le mercredi 20 octobre 2021 à la mémoire de Jean-Pierre Arrignon, professeur des universités, historien, byzantiniste et médiéviste, qui s’est éteint le 13 avril dernier des suites d’une longue maladie. Il était président de la Nord – Pas-de-Calais de la Renaissance Française, chevalier de l’ordre National du Mérite, officier de l’ordre des Palmes Académiques, docteur honoris causa de l’université d’État de Iaroslavl
Il était un grand ami de la Russie et aussi et surtout un grand connaisseur de ce pays.

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Zoya Arrignon, présidente de la délégation de Russie de La Renaissance Française, lors de l’hommage rendu à son mari.

Lors de cet hommage, qui s’est tenu au Centre spirituel et culturel orthodoxe russe de Paris, l’épouse du disparu, Zoya Arrignon, présidente de la délégation de Russie de La Renaissance Française, a souligné comment s’est clôturée la carrière universitaire de son mari : « Il a choisi d’écrire un ouvrage clôturant ses 50 ans de recherches universitaires et de le dédier à ses maîtres français et soviétiques. Parmi eux, Edmond-René LABANDE, grand médiéviste français, directeur du Centre d’études médiévales de Poitiers qui a encouragé Jean-Pierre à orienter ses recherches vers la Russie médiévale ; Jacqueline de PROYART DE BAILLESCOURT, professeur de langue russe qui l’a initié à la langue de Pouchkine ; Vladimir VODOFF, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études qui l’a initié au vieux russe et bien sûr Madame Hélène AHRWEILER, très grande byzantiniste franco-grec qui a dirigé sa thèse intitulée « La chaire métropolitaine de Kiev, des origines à 1240 ».Mon époux était très fier d’avoir comme maîtres les plus grandes byzantinistes et médiévistes soviétiques, russes et ukrainiens à qui il dédie également ce livre : l’académicien Dmitri LIKHATCHEV, très grand connaisseur de la littérature médiévale russe ; le byzantiniste Yaroslav CHAPOV, mais aussi le professeur Serguëi VISOTSKY, spécialiste des fresques de Sainte Sophie de Kiev.

Pour plus de détail, activer ce lien vers le dite du Centre spirituel et culturel orthodoxe russe de Paris :

LA DEPÊCHE DE L’AGENCE DE PRESSE TASS

La manifestation d’hommage au professeur Jean-Pierre Arrignon a donné lieu à l’édition d’une dépêche de l’agence de presse russe Tass, dont voici le contenu :

PARIS, le 20 octobre. /TASS/ Le livre " Une histoire de la Russie " de Jean-Pierre Arrignon, chercheur français de renom, a été présenté au public mardi dernier lors d’une conférence à Paris. Comme l’ont souligné ses organisateurs, il s’agit de la plus grande étude française sur la Russie de ces dernières années, couvrant des événements historiques sur plus de mille ans - de la réinstallation des Slaves orientaux dans la plaine d’Europe orientale jusqu’à nos jours.
Le professeur Arrignon avait consacré plus d’un demi-siècle à l’étude de l’histoire de la Russie en cherchant dans ses écrits à expliquer la Russie à l’Occident, a estimé Benoit Yvert, directeur de la maison d’édition Perrin.

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"Une Histoire de la Russie", de Jean-Pierre Arrignon (Editions Perrin).

Selon l’éditeur, le chercheur français était convaincu que l’histoire de la Russie est globale, et qu’il est nécessaire de considérer les événements non seulement en matière politique ou économique, mais aussi dans la culture et la vie publique. Une place importante a été accordée dans le livre au rôle de l’orthodoxie dans l’histoire de la Russie.
Jean-Pierre Chevènement, représentant spécial du président français pour les relations avec la Russie et ancien ministre français de la défense, qui avait bien connu l’auteur, a noté que Jean-Pierre Arrignon prônait le rapprochement franco-russe et était un opposant résolu à la russophobie. Il croyait que les meilleurs moments de nos liens étaient à venir, a remarqué l’homme politique.

Prouesse scientifique

Selon le diplomate Eugène Berg, le demi-siècle que le savant français a consacré à l’étude de l’histoire russe fut une prouesse scientifique. Il a rappelé qu’Arrignon était non seulement un chercheur profond, mais aussi un professeur remarquable qui a formé de nombreux étudiants. Cet ouvrage est le testament intellectuel du maestro, a souligné le diplomate français.
Dans sa présentation vidéo, Ekaterina Narochnitskaya, directrice des recherches à l’Institut d’Europe de l’Académie des sciences de Russie, a noté que l’ouvrage " Une histoire de la Russie " était "frappant par son ampleur". "Jean-Pierre Arrignon était un penseur exceptionnel, un universaliste", a-t-elle noté.
Au nom des proches du scientifique français, Zoya Arrignon a remercié Leonid Kadyshev, le directeur du Centre spirituel et culturel orthodoxe russe à Paris de l’aide ’avoir accordé son aide dans l’organisation de la conférence. « J’espère que le livre sera traduit en russe », a-t-elle conclut.

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