Beyrouth : l’Unesco au coeur du relèvement des écoles détruites Un an après les explosions meurtrières qui ont secoué Beyrouth, la Sous-Directrice générale de l’Unesco pour l’éducation, Stefania Giannini, était de retour dans la capitale libanaise pour témoigner sa solidarité avec son peuple et réfléchir aux résultats concrets obtenus par l’initiative Li Beirut, lancée au lendemain des explosions, plaçant l’éducation et la culture au cœur des efforts de reconstruction.

, par  La Renaissance Française
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Les explosions qui ont ravagé le quart de Beyrouth ont précipité le Liban et son peuple dans la désolation. L’urgence est sur tous les fronts pour réparer le pays fragilisé.

EXTRAIT DU SITE ONU-INFO
« Cette année j’ai trouvé une ville, un pays, vraiment marqués et blessés. Il y a une crise économique mais aussi sociale qui concerne vraiment tous les aspects de la vie », a déclaré Mme Stefania Giannini lors d’un entretien donné au site ONU Info.
Le matin du 4 août 2021, Mme Gianninni a rendu hommage aux victimes des attentats de Beyrouth et a observé une minute de silence devant le mémorial des victimes au port, en compagnie de la famille des Nations Unies au Liban et du corps diplomatique.
« La reconstruction de Beyrouth commence par la renaissance de son secteur éducatif et de son riche tissu culture », a fait valoir la responsable du secteur de l’éducation à l’UNESCO.

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Mme Stefania Giannini, sous-Directrice générale de l’UNESCO pour l’éducation.

Le traumatisme des enfants

Mme Giannini a dit avoir été particulièrement émue lors d’une des visites dans une petite école publique que l’Unesco a restaurée au cours des derniers douze mois.
L’enseignant avait demandé aux enfants de sa classe de dessiner ce qu’ils aiment le plus de leur pays.
« Presque tous les enfants avaient écrit dans leur dessin « 4 août », quel que soit le sujet », a raconté Mme Giannini.

95 écoles réparées sur les 220 endommagées

« J’ai vu par là un signe du trauma qu’ils ont souffert, mais aussi l’espoir que cette génération peut vraiment trouver une voie de sortie de cette situation », a confié la haute responsable de l’Unesco.
Mme Giannini a souligné l’importance d‘appuyer le rétablissement de l’éducation et s’est félicitée du fait que depuis la destruction d’une partie de Beyrouth, l’UNESCO avait réussi à réparer près de la moitié des écoles endommagées.
« On a restauré et rétabli 95 écoles sur les quelque 220 endommagées. Voilà, ce sont des choses qui marchent— mais le sentiment de ces enfants m’a vraiment touché », a souligné Mme Giannini.

Remises de clés

Le 4 août 2020, au moins 85.000 élèves ont vu leur accès à l’éducation interrompu par les explosions et 226 écoles, 20 centres de formation et 32 campus universitaires ont été endommagés. En plus des 40 écoles, l’Unesco a pris en charge la réhabilitation de 55 écoles publiques, 20 centres d’EFTP et trois universités à Beyrouth, avec le soutien du Fonds du Qatar pour le développement et l’éducation avant tout.
A Beyrouth cette semaine, Mme Giannini a rencontré les principaux acteurs et partenaires nationaux et internationaux de l’éducation afin de renforcer les efforts en cours pour aider le système éducatif de Beyrouth à se rétablir.
Elle a remis au ministre de l’éducation et de l’enseignement supérieur, Tarek Majzoub, les clés de 20 écoles publiques et 20 écoles privées qui ont été réhabilitées par l’UNESCO avec le soutien du fonds international Education can’t wait, lors d’une cérémonie qui s’est tenue à l’école publique Jaber Al-Ahmad Al-Sabah à Beyrouth.

Lire la suite de cet article ICI :
https://news.un.org/fr/story/2021/08/1101282

141 villes et collectivités d’Île-de-France solidaires des Libanais

Alors que le pays traverse une grave crise sociale et économique, la Région Île-de-France continue d’apporter son soutien aux acteurs de la société civile libanaise dans deux domaines :
• L’éducation et la francophonie
En septembre 2020, la Commission permanente de la Région avait voté une aide exceptionnelle de 350.000 euros pour les écoles et universités francophones du Grand Beyrouth.
Cette somme finance des aides à la scolarité pour six écoles francophones scolarisant plus de 2.200 élèves et des bourses d’études pour des étudiants de l’Université Saint-Joseph et de l’École supérieure des affaires.
• La santé et l’humanitaire
La Région a apporté son soutien à la Croix-Rouge libanaise afin de reconstruire deux banques du sang détruites par les explosions dans les quartiers de Spears et de Gemmayze.
Celle de Gemmayze, située en plein cœur de la zone la plus sinistrée, a été durement touchée. Des travaux d’urgence ont été réalisés afin de sécuriser le bâtiment. Ils se poursuivent actuellement pour rendre la banque du sang de nouveau opérationnelle début 2022.
Les fonds sont également employés pour sécuriser les logements de 40 familles et de distribuer des kits alimentaires aux populations vulnérables. Puis, pour réhabiliter quatre établissements sinistrés accueillant des personnes en situation de handicap, ou vivant avec le VIH.
Enfin, une aide régionale a permis à l’Ordre de Malte d’acheter des équipements médicaux.

Les maires franciliens solidaires de Beyrouth

Créé à l’initiative de la Région, le « Collectif d’élus engagés pour la reconstruction de Beyrouth » a réuni 141 collectivités d’Île-de-France. Il a contribué pour près de 500.000 euros à des projets portés par ACTED, une ONG implantée au Liban.
Cet élan de solidarité a permis de réhabiliter entièrement huit logements pour des ménages vulnérables dans le quartier de Gemmayzeh. Mais aussi de fournir des équipements médicaux aux services d’ophtalmologie et d’urologie de l’hôpital public de la Quarantaine, dont l’installation est en cours.
Toujours dans le quartier de la Quarantaine, le plus durement touché par la double explosion, des travaux sont en cours afin de réhabiliter les espaces publics de deux rues (plantations, installation de mobilier urbain, création de trottoirs, aménagements d’espaces de jeux, etc.).
Enfin, un espace communautaire sera également rénové dans le quartier de Mar Mikhael.
Au total près de 1,5 million d’euros d’aides ont été octroyé à la réalisation de plusieurs projets à Beyrouth depuis le mois d’août 2020.

La Renaissance Française à Beyrouth

Présente à Beyrouth avec sa délégation au Liban, La Renaissance Française n’a de cesse de soutenir les initiatives pour la reconstruction du pays, en particulier des établissements éducatifs, des écoles maternelles jusqu’aux universités. Dès les premières heures du drame, le professeur Denis Fadda, président international, invitait tous les membres et amis de La Renaissance Française à apporter leur contribution aux organismes oeuvrant en faveur des populations sinistrées (Croix-Rouge, Cimade, etc.).
Lors du jour anniversaire de la destruction du port de Beyrouth et des quartiers proches, le professeur Denis Fadda a adressé aux membres de la délégation de Le Renaissance Française un message de soutien et d’amitié.

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