Emotions artistiques au 120e anniversaire de la Société des poètes français La fête fut agrémentée par un spectacle alternant la récitation de textes célèbres par des comédiens de grand talent et l’interprétation de morceaux musicaux par un violon, un violoncelle, une viole de gambe et un piano.

, par  La Renaissance Française
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La Société des poètes français a fêté son cent-vingtième anniversaire le 15 octobre 2022 dans la salle des fêtes de la mairie du IIIe arrondissement, devenue celle de Paris-Centre.
Fondée en 1902 pour le cent-vingtième anniversaire de la naissance de Victor Hugo, la Société des poètes français avait déjà été distinguée par notre institution en 1928 ; elle l’est, de nouveau, près d’un siècle plus tard. Cette sodalité cultive avec bonheur et succès le style plaisant et amical des amateurs de belles lettres : il y règne la simplicité et le raffinement, la patine du temps ayant poli les liens dans la pudeur et la sincérité.
Notre président international, le professeur Denis Fadda, ayant souhaité remettre la médaille de La Renaissance Française à la Société des poètes français, il avait désigné l’un de nos administrateurs, Monsieur Philippe Lamarque, pour le représenter.
Celui-ci fut invité à prononcer une brève allocution devant un public d’une centaine de poètes sociétaires. Il rappela que notre président Denis Fadda, présent à des obligations ancillaires, lui avait laissé la meilleure part. Après un bref rappel des missions de La Renaissance Française, de ses origines, des noms de quelques-unes des personnalités qui marquèrent son histoire, de ses prix et récompenses, des activités de ses délégations nationales et internationales, l’occasion était trop belle de souligner sa complémentarité : la poésie représente l’acmé de la francophonie.
La Société des Poètes Français accomplit le nécessaire devoir de transmettre le goût de la métrique, indispensable conservatoire de la versification.
Après Homère et Pythagore, les aèdes, les auteurs du cycle arthurien, les troubadours autour de Clémence Isaure, la Pléiade, le Parnasse et tant d’autres cercles ayant marqué l’histoire de la poésie, il était absolument indispensable que la Société des Poètes Français reprît ce flambeau de la civilisation. C’est là que les anciens maintiennent les traditions, c’est là que les jeunes qui incarnent la relève prennent des leçons qu’aucune autre école ne peut enseigner. La fête dura tout l’après-midi, agrémentée par un spectacle de qualité, alternant la récitation de textes célèbres par des comédiens de grand talent et l’interprétation de morceaux musicaux par un violon, un violoncelle, une viole de gambe et un piano.
Il y régna une ambiance particulière, propre à susciter l’émotion artistique. L’esprit des lieux n’y était peut-être pas étranger : à cet emplacement s’élevait autrefois l’enclave en extraterritorialité du Temple, lieu du célèbre donjon dernier séjour de la reine Marie-Antoinette un 16 octobre. Or, nous étions un 15 octobre, au frémissement d’une élégie.

Ces festivités furent suivies d’un buffet où l’on put observer L’universalité de la langue française, chère à Rivarol dans son Discours devant l’Académie de Berlin en 1784, en la personne d’un poète africain déjà membre de La Renaissance Française, d’une poétesse d’origine persane, d’une sujette du roi des Belges, pour ne citer qu’eux. La Renaissance Française souhaita un joyeux anniversaire à la Société des poètes français, se réjouissant d’avance de resserrer nos liens, se félicitant de voir prochainement son président Denis Fadda remettre la médaille de l’institution à son homologue Jean-Charles Dorge et formula des vœux de succès aux prochaines manifestations de son cénacle.

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