Etats-Unis d’Amérique : Bernie Duhaime reçoit la médaille d’or de La Renaissance Française Lors de la remise de distinction au président de la délégation des Etats-Unis d’Amérique, le président international Denis Fadda a retracé le parcours du récipiendaire enraciné dans la francophonie

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Bernie Duhaime, président de la délégation de La Renaissance Française aux Etats-Unis d’Amérique, décoré par le président international Denis Fadda.

La remise de la médaille d’or de La Renaissance Française à Bernie Duhaime s’est déroulée le jeudi 14 octobre dans les salons de l’Académie des Sciences d’Outre-mer à Paris. Elle faisait suite à la tenue du Conseil d’administration de notre établissement fondé en 1915 par le président de la République Raymond Poincaré.
La haute distinction lui fut remise par le professeur Denis Fadda, président international de La Renaissance Française.

DISCOURS DE REMISE DE LA MEDAILLE D’OR DE LA RENAISSANCE FRANCAISE A MONSIEUR BERNIE DUHAIME

par le président international, le professeur Denis Fadda

Monsieur le Président, Monsieur le Consul, cher ami,

Vous êtes né en Nouvelle Angleterre, cette grande région du nord-est des États-Unis si chargée d’histoire, constituée de six États et qui fut largement francophone car abondamment peuplée de canadiens français. Aujourd’hui encore, ces francophones devenus extrêmement minoritaires sont tout de même environ 400 000 et vous vous intéressez à eux. Vous avez d’ailleurs été coorganisateur d’un important colloque sur les communautés francophones de la Nouvelle Angleterre dont le thème non ambiguë était « Grandir en parlant le français ».Votre famille, elle-même, est originaire du Canada français où votre nom est aujourd’hui bien plus répandu qu’en France. Peut-être vos ancêtres étaient-ils de ces Acadiens que le Grand dérangement a mené sur les routes du sud et même jusqu’en Louisiane.

Votre vie professionnelle vous a amené à vous installer, dans les années 90, dans le Nebraska, à Omaha ; vous ne coupiez pas pour autant le lien avec vos racines puisque le Nebraska – ne l’oublions pas – a fait partie de la Louisiane française.

Votre remarquable réussite professionnelle dans les secteurs de l’investissement et de l’assurance (vous avez appartenu au groupe français AXA), vos compétences et votre attachement à vos origines, ont fait de vous un consul honoraire de France très apprécié. C’est ainsi que la juridiction de votre consulat a été étendue pour couvrir outre le Nebraska, les États du Dakota du Nord et du Dakota du Sud.

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Dans ces fonctions vous avez souvent apporté votre assistance à des Français et grandement aidé Américains et Français dans leurs démarches. Votre rôle est devenu si important que bien des officiels français ont fait le voyage d’Omaha. Et avec votre épouse ici présente, compagne vigilante que je salue, vous les avez toujours accueillis à bras ouverts. Votre réputation d’accueil est devenue telle que votre maison ne désemplissait pas.
Auparavant, vous avez assumé la présidence de l’Alliance française d’Omaha durant trois mandats successifs. Et votre désir de faire rayonner la langue et la culture françaises est si grand que vous avez été le président qui, au prix de bien des efforts, a réussi à ouvrir des classes de français ; aujourd’hui, le nombre d’étudiants ne cesse de croître. Alors que l’Alliance française d’Omaha a été créée en 1917 il fallut attendre votre présidence pour que ces cours fussent organisés ! Durant vos mandats ont aussi été mensuellement programmés des événements d’importance consacrés à la culture française et notamment aux arts, quelquefois même en coopération avec le Musée des arts de la ville.

Votre réussite – vous avez été honoré par l’Association des professeurs de français du Nebraska pour le rôle que vous avez joué dans la promotion de la langue française - vous a, tout naturellement, conduit à devenir membre du conseil d’administration de la Fédération des alliances françaises des États-Unis dont vous êtes très vite devenu le trésorier.

Trésorier, vous l’êtes aussi, depuis 12 ans, au sein de l’Association des amis américains du Musée d’Orsay ; vous êtes administrateur de cette association dont vous avez été cofondateur. En votre qualité de trésorier, vous siégez au comité des finances, au comité de gouvernance, au comité d’audit ainsi qu’au comité de pilotage, en lien étroit avec le Musée. C’est le lieu de souligner l’apport considérable de nos amis américains au Musée d’Orsay, parmi eux je veux citer Jane et Bruce Robert. La succession de Spencer Hays, grand mécène qui avait été distinguée par La Renaissance Française sur votre proposition, va prochainement faire un don de plus de 350 millions de dollars au Musée.

Votre générosité n’atteint pas seulement le Musée d’Orsay ou l’Alliance française ; elle touche bien d’autres domaines. Par exemple vous avez été membre du conseil d’administration et président de la société des amis du Centre de recherche sur le cancer de l’Université du Nebraska.

Depuis 2014 vous présidez aux destinées de la délégation de La Renaissance Française aux États-Unis. A priori la tâche n’était pas du tout simple puisqu’il vous fallait succéder à une remarquable présidente, aujourd’hui très active présidente honoraire, Jane Robert. Pourtant, vous réussissez. Vous avez créé un site internet très informatif, esthétique et attractif, vous organisez des manifestations diverses et vous savez identifier et proposer chaque année au siège, à notre Commission supérieure d’attribution des distinctions, quatre personnalités aux qualités indiscutables qui reçoivent leur distinction à Washington des mains de l’Ambassadeur de France aux États-Unis. En sa résidence, au cours d’une très belle cérémonie, l’Ambassadeur de France, président d’honneur de notre délégation, vous accueille toujours remarquablement. Il faut dire que vos relations avec les ambassadeurs de France que vous avez connus ont toujours été excellentes. Que ce soit avec Jean-David Levitte, Pierre Vimont, François Delattre, Gérard Araud ou actuellement avec Philippe Etienne.

Vous œuvrez constamment à rapprocher Américains et Français et vous ne le faites pas seulement sur le territoire des États-Unis. Vous le faites aussi en France. En effet « Omaha beach » est l’appellation utilisée par les Alliés, pendant la seconde guerre mondiale, pour désigner l’une des cinq plages du débarquement de juin 1944, en Normandie. Affectée aux troupes américaines, cette plage est celle où les Alliés ont perdu le plus grand nombre d’hommes. Vous avez voulu un rapprochement entre votre ville du Nebraska et la communauté de communes d’Isigny-Omaha. Là aussi votre engagement a été total, une structure a été mise en place, les deux entités sont désormais liées et vous jouez un rôle éminent dans l’Association « Omaha Sister Cities »

On connaît votre droiture, votre loyauté, votre générosité, vous êtes aussi un homme animé d’une grande curiosité intellectuelle. Votre connaissance de la culture française est immense et votre goût pour cette culture est insatiable au point que l’on me dit que vous avez visité chacune des églises de Paris et qu’aucune station de métro ne vous est inconnue.

L’État français a reconnu votre infatigable action au service de la langue et de la culture françaises en vous nommant chevalier dans l’Ordre national du Mérite, le Nebraska vous a fait Amiral de la Grande Marine de l’État, La Renaissance Française vous a accordé sa médaille d’or ; elle va maintenant vous être remise.

Paris, Académie des sciences d’outre-mer
le jeudi 14 octobre 2021

Quelques images prises lors de la remise de médaille
à Bernie Duhaime

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