Francophonie : « Quand cette langue étrangère est devenue mienne » Ainsi parle le Japonais Akira Mizubayashi pour expliquer son attrait pour le français, si éloigné de la langue de son pays de naissance. Il est loin d’être le seul. Chaque année, La Renaissance Française distingue de sa médaille d’or un auteur étranger ayant écrit une grande partie de son œuvre dans la langue de Molière. Les Editions Dacres ont rassemblé dans un même ouvrage les discours du président international Denis Fadda qui décryptent le secret des vies de chacun des auteurs distingués.

, par  Pierre MABIRE
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PAR PIERRE MABIRE
Chaque année, La Renaissance Française remet sa plus haute distinction – la médaille d’or – à un écrivain étranger « pour l’ensemble de son œuvre » écrite en grande partie en français. Ainsi en fut-il pour Boualem Sensal, Kenneth White, Jacques de Decker, Vassilis Alexadis, et beaucoup d’autres encore.
La remise de distinction est toujours précédée de l’allocution du président international de La Renaissance Française et, en réponse, de celle du récipiendaire.
Dans ce cadre bien mesuré, il faut entendre que les mots ne sont pas de pure convenance. Ils permettent de mieux comprendre les auteurs et leur amour pour une langue qui ne fut pas celle « de leur berceau ». Pour déchiffrer la portée et le sens d’une œuvre, il ne suffit pas de rester collé au texte et de savoir lire entrer les lignes. Faut-il surtout savoir lire et décrypter le secret des vies que chaque auteur porte en lui.
Ce travail de décryptage est celui de Denis Fadda, président international de La Renaissance Française. Pour que les paroles ne s’envolent pas, et parce qu’elles révèlent des traits cachés des récipiendaires, les Editions Dacres ont rassemblé dans un même ouvrage "Leur langue paternelle" ses pages écritures qui valent bien plus qu’une biographie. Elles sont comme les images médicales à résonnance magnétique qui explorent l’invisible au plus profond de l’être.
Afin que les lecteurs saisissent le sens du titre « Leur langue paternelle », l’éditeur a placé en exergue sur la couverture cette phrase d’un des écrivains récompensé, Akira Mizubayashi : « Quand je parle cette langue étrangère qui est devenue mienne, je porte au plus profond de mes yeux l’image irremplaçable de mon père. J’entends au plus profond de mes oreilles toutes les nuances de la voix de mon père. Le français est ma langue paternelle ».
Outre Boualem Sensal, Kenneth White, Jacques de Decker, Vassilis Alexakis, l’auteur et l’éditeur ont retenu les discours prononcés pour la distinction remise à Akira Mizubayashi, Metin Arditi, Alexandre Najjar, Mohed Altrad, Miguel Bonnefoy, Hoai Huong Njuyen et Santiago Amigorena.

« Leur langue paternelle », de Denis Fadda. Dacres Editions. 12 €
http://dacres.fr/livre_leur_langue_paternelle.html

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