Notre-Dame de Paris : objectif 2024 maintenu Les équipiers du général Jean-Louis Georgelin maintiennent le 16 avril 2024 pour le Te Deum de réouverture de la cathédrale au culte et au peuple

, par  Pierre MABIRE , popularité : 14%
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Malgré la crise sanitaire mondiale qui a mis à l’arrêt le chantier de sauvetage et de restauration de Notre-Dame de Paris, l’Etablissement Public en charge des travaux garde le cap sur le 16 avril 2024 pour le retour du culte et l’ouverture au public de l’édifice, ponctués par un Te Deum soulignant les évènements historiques de la capitale.
Cet objectif ne tient cependant pas de la méthode Coué. Si la « forêt » - charpente en bois de chênes de France – devait être reconstituée, il est acquis que les délais de réalisation devraient être courts grâce à l’outillage dont disposent les charpentiers d’aujourd’hui, et surtout les moyens de levage qui n’ont plus rien de commun avec ceux des XIIè et XIIIè siècles.

Optimisme et prudence

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Le démontage de l’échafaudage pris dans l’incendie sera l’opération la plus difficile dès la reprise des travaux.

Pour l’heure, l’édifice reste sous le coup d’un arrêté de péril. « La cathédrale n’est toujours pas sauvée. Elle est sous surveillance. Nous sommes optimistes, mais nous devons rester prudents », déclaraient récemment les équipiers du général Jean-Louis Georgelin, président de l’établissement publique chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, coordinateur du chantier nommé par le Président de la République.
Cet arrêté ne pourra être levé qu’au jour du retrait du dernier tube de l’échafaudage qui entourait la défunte flèche de Notre-Dame.
L’enlèvement des quelque 40 000 barres représente le danger principal auquel seront confrontés les personnels du chantier.

Capteurs et robots télécommandés

L’opération devra se faire sous haute surveillance. Les capteurs disposés dans toutes les parties sensibles préviendront en temps réel des risques d’un déséquilibre qui ferait s’effondrer les vestiges de cet ensemble métallique sur les voûtes et les piliers porteurs de la cathédrale.
Dès que le chantier sera rouvert, le nettoyage des voûtes par des cordistes pourra reprendre. Des robots télécommandés travailleront là où il sera trop dangereux d’envoyer des compagnons.

La Sainte Couronne vénérée le Vendredi Saint

Dans la situation actuelle, la consolidation de l’existant laisse une large marge d’optimisme pour la suite des travaux. A savoir la rénovation complète de Notre-Dame de Paris, dans le respect du monument érigé au Moyen-âge. Les arcs-boutants et le fenestrage sont cintrés. Les pignons des transepts stabilisés, la mise hors d’eau de l’intérieur de la cathédrale assurée.

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Pendant l’office du Vendredi saint, trois artistes ont interprété des chants de la Passion.

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La Sainte Couronne, joyaux préservé de l’incendie des 15 et 16 avril 2019, dont Jésus fut coiffé lors de son martyr au Golgotha.

L’archevêque Mgr Michel Aupetit, dans ces conditions si particulières, le Vendredi Saint, a pu vénérer, avec notamment trois artistes de renommée mondiale, la sainte couronne d’épine du Christ ramenée à Paris en 1239 par Louis IX (Saint Louis) qui l’avait acquise à des marchands vénitiens. Il a pu célébrer également la messe de Pâques, avec un comité de six prélats et servants.

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L’appel aux dons reste ouvert

Malgré l’arrêt du chantier, l’édifice reste sous surveillance. Il y a peu, des malfaiteurs qui tentaient de voler des pierres de Notre-Dame de Paris ont été interpellés. Ils envisageaient de les revendre à prix d’or sur le marché des antiquités.
Quant au financement des travaux, le fonds constitué à ce jour doit être conforté. Le montant final de la facture risque de l’élever bien au-delà de ce qui a été collecté sous forme de dons réels et de promesses de dons. A cet effet, les personnes souhaitant apporter leur contribution – même très modeste – peuvent le faire en se rendant sur ce lien : https://www.fondationnotredame.fr/patrimoine-culture/soutien-restauration-notre-dame-de-paris