Parcours d’Alexandre Najjar, écrivain, poète, journaliste, avocat Originaire du Chouf libanais, aîné d’une fratrie de six enfants, Alexandre Najjar, médaillé d’or par la Renaissance Française, a écrit son premier roman à 9 ans.

, par  Pierre MABIRE
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Alexandre Najjar (deuxième à gauche) entouré de son excellence Rami Adwan ambassadeur du Liban à Paris, MM. Denis Fadda, président international de La Renaissance Française, Gabriel de Broglie, de l’Académie Française, président d’honneur de La Renaissance Française, Ibrahim Tabet, président de la délégation de La Renaissance Française au Liban.

Alexandre Najjar est né au Liban le 5 février 1967 dans une famille établie à Achrafieh, un quartier chrétien de Beyrouth, mais originaire de Deir el-Kamar dans le Chouf. Son ancêtre Joseph Damiani est venu de Corse en Égypte avec Bonaparte, mais a choisi de rester au Levant où il a exercé le métier de charpentier. Son père Roger est avocat, grand spécialiste de droit maritime, sa mère Noha (surnommée "Mimosa") a fait des études de droit et de psychologie avant de se consacrer à l’éducation de ses six enfants, dont Alexandre est l’aîné.
Il a 8 ans quand éclate la guerre au Liban. Il commence à écrire et compose son premier roman à l’âge de 9 ans.
À 13 ans, il crée son propre journal. À l’école des Jésuites, le Collège Notre-Dame de Jamhour, il se distingue par une excellente maîtrise du français. Il sort premier de session au baccalauréat français (1984).

« A quoi rêvent les statues ? »

En France où il suit ses études de droit (Université de Paris II-Assas), il remporte le Prix de poésie de la Ville de Paris et la première Bourse de l’écrivain de la Fondation Hachette décernée par un jury présidé par Jacques Lacarrière (1990).
Un de ses poèmes est publié dans Le Figaro littéraire. Il signe La honte du survivant, témoignage sur la guerre du Liban, une plaquette de poèmes intitulée A quoi rêvent les statues ?, puis un recueil de nouvelles Comme un aigle en dérive qui obtient le Prix du palais littéraire. Son premier roman est publié chez Grasset sous le titre : Les Exilés du Caucase.
Il est l’auteur d’une trentaine de romans, récits, poèmes et biographies, dont Khalil Gibran, L’école de la guerre, Le silence du ténor, Berlin 36, Le Roman de Beyrouth , Le Censeur de Baudelaire (préface de Philippe Seguin), Kadicha et Harry et Franz. Najjar publie aussi un Dictionnaire amoureux du Liban chez Plon.

Auteur de théâtre, scénariste

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Sa pièce de théâtre Le Crapaud, qui dénonce la censure et les dérapages de la justice, est jouée au théâtre Monnot à Beyrouth dans une mise en scène de Berge Fazlian. Lina Abyad met en scène ses deux pièces suivantes : L’Inattendue (2018) et ‘’Monsieur Béchara’’(2019).
Il signe en 2009 le scénario d’un téléfilm sur la vie de Gibran, diffusé sur la LBC et la MTV[réf. souhaitée] et, en 2020, le scénario d’un court-métrage sur le coronavirus : "Corona days", diffusé sur la MTV et sélectionné au Festival du film libanais de Paris et au Lebanese Film Festival du Canada.

Les enjeux de la francophonie

Alexandre Najjar multiplie les conférences à Paris, Washington D.C, New York, Moscou, Rome, Bologne, Stockholm, Göteborg, Berlin, Leipzig, Weimar, Mexico, Perpignan, Toulouse, Nice, Suresnes , Chartres, Versailles et Alexandrie. En 2011, il prononce le discours inaugural de l’année universitaire à l’Université de Poitiers et, en 2015, un discours sur Les nouveaux enjeux de la francophonie à la Sorbonne-Abu Dhabi. En 2018, il donne une conférence sur le procès de Charles Baudelaire à l’École supérieure de la Magistrature à Paris, et, en 2020, une conférence sur les Phéniciens à l’Académie des sciences d’outre-mer.
Son œuvre est traduite dans une douzaine de langues : arabe, anglais, suédois, roumain, turc, grec, coréen, portugais, espagnol, italien, arménien, polonais et russe.
Très engagé dans le combat pour l’indépendance du Liban, il signe de nombreux articles dans la presse libanaise et étrangère pour défendre les libertés et fustiger l’occupation et l’obscurantisme.

Opération « Ulysse » avec Le Clezio

Il crée le prix Phénix de littérature, qui récompense un écrivain libanais francophone ou un écrivain français ayant écrit sur le Liban, et participe à l’opération Ulysse, en compagnie de Le Clézio et de plusieurs écrivains francophones.
Il fait partie du jury du Prix du roman arabe décerné par la Fondation Lagardère en coopération avec l’Institut du monde arabe, du jury du prix Michel Zaccour du meilleur essai et, depuis 2010, du jury du Prix Méditerranée.
Il a obtenu une médaille aux Jeux de la francophonie de Madagascar, section littérature, et plusieurs prix littéraires au Liban (le prix Gibran, le prix Ignace Maroun, le Prix Hanna Wakim du roman arabe, le prix Saïd Akl...) et en France (le prix France-Liban, le prix littéraire de l’Asie, le prix du Palais littéraire, le prix Méditerranée 2009 pour Phénicia ; le prix Hervé Deluen décerné par l’Académie française pour son action en faveur de la francophonie, la médaille d’or de la Renaissance française en 2020, etc).

« Beyrouth, capitale culturelle du monde arabe »

Il a représenté le Liban dans la commission juridique de l’Unesco. Il a été le rapporteur de l’Assemblée générale de l’Unesco qui a ratifié la Convention sur la diversité culturelle (2005) et membre de la Commission nationale de l’Unesco au Liban.
Il a supervisé la manifestation Beyrouth, capitale culturelle du monde arabe et défendu avec succès la candidature de Beyrouth, élue par l’Unesco « capitale mondiale du livre », obtenu l’organisation par le Centre National du livre des Belles étrangères-Liban.
Il a fait partie du Comité organisateur des Jeux de la francophonie de Beyrouth où il a présidé le jury de littérature, et a été membre du Comité organisateur du pavillon du monde arabe, invité d’honneur, à la Foire internationale du livre de Francfort. Ancien conseiller au ministère libanais de la Culture, il a introduit l’ISBN au Liban, réhabilité la Cinémathèque nationale du Liban, lancé le projet de reconstruction de la Bibliothèque nationale du Liban et rendu hommage aux critiques littéraires et aux principaux écrivains libanais.

Officier dans l’ordre des Arts et Lettres

L’Ambassade des Pays-Bas lui a décerné Le Prix Amsterdam pour son action culturelle, l’Espagne l’a nommé Commandeur dans l’ordre du mérite civil espagnol, le Liban l’a nommé officier dans l’Ordre du Cèdre et la France l’a fait chevalier, puis officier dans l’Ordre des Arts et des lettres
Sa Fondation culturelle, qui a permis à plusieurs écrivains libanais de se faire publier ou d’être traduits, participe activement au Salon du livre francophone de Beyrouth.
Alexandre Najjar est le président du Board of Trustees de l’Université Libano-Allemande (LGU). Il est aussi membre du Festival International de Baalbeck, dont il est aussi l’avocat.

La cérémonie de remise de la médaille d’or de la Renaissance Française à Alexandre Najjar pour l’ensemble de son oeuvre fera l’objet d’édition d’une brochure spéciale prochaine disponible sur le site www.larenaissancefrancaise.org

Ses textes littéraires ont fait l’objet de lectures par le comédien Stanley Weber accompagné au piano par Nicolas Chevereau au Liban, à Perpignan, Paris et Stockholm, et, dans leur version arabe, par Badih Abouchacra (2018).Ils ont également été lus à Madrid à l’occasion de la sortie de Son livre Mimosa en espagnol (2019).

Ecritures et musiques

Ses ’´Confessions de Beethoven’’ ont été au programme du Festival international al-Bustan 2020 : lecture de Jean-Francois Balmer accompagné au piano par Abdel-Rahman El Bacha. Le spectacle a été rejoué au Palais des congrès Georges Pompidou à Perpignan avec Nicolas Chevereau au piano.
Ses poèmes ont été mis en musique par Nicolas Chevereau et joués par l’orchestre philharmonique du Liban, et par différentes formations au Kulturzentrum (Jounieh), à Dijon, à Paris et à Genève.
Un de ses textes (Dans une ville étrangère) a été mis en musique et interprété par Jean-Patrick Capdevielle. Il figure sur son album Bienvenue au paradis (2016).
Majida El Roumi et Youssou N’Dour ont interprété un de ses poèmes (coécrit avec le poète Said Akl) en ouverture des Jeux de la Francophonie à Beyrouth. La chanson, intitulée Biladi Ana, figure sur un album de Magida.

Cinéma d’animation

Une nouvelle d’Alexandre Najjar intitulée Un obus partout tiré de L’École de la guerre a fait l’objet d’un film d’animation de Zaven Najjar en 2015 qui a obtenu plusieurs mentions et prix (Mention spéciale au Festival de Cabourg, 2015 ; Mention spéciale au Festival Silhouette, Paris, 2015 ; Prix de l’animation au Festival du Cinéma Européen de Lille, 2015 ; Prix de la Trois au Festival Les Enfants terribles, en Belgique, 2015 ; Prix du meilleur film d’animation au Festival du film de Lanzarote, en Espagne, 2016 ; Prix du jury du meilleur film animé au Festival du film d’Atlanta, aux États-Unis, 2016 ; Prix du Public « Compétition Animation 1ers Films » du Festival Séquence Court-Métrage, Toulouse, 2017).

Critique littéraire, éditorialiste

En 2006, Alexandre Najjar a relancé L’Orient littéraire, supplément littéraire de L’Orient-Le Jour, autrefois dirigé par Georges Schéhadé et Salah Stétié. Par conséquent, il réunit autour de lui une équipe de romanciers et de journalistes libanais et français. Il y publie lui-même l’éditorial et divers articles ou entretiens.
Ce supplément francophone, véritable pont entre Orient et Occident, est salué par la presse française (Le Point, Le Figaro...) et ses articles sont régulièrement repris par Courrier International.

Le Droit et les libertés publiques

Diplômé des Facultés de droit des universités Paris II-Assas, USJ et Paris I- Panthéon Sorbonne, titulaire d’un DBA (Doctorate of Business administration) et d’un DESS en droit bancaire et financier, spécialisé en droit des sociétés, droit maritime et droit de la représentation commerciale, Alexandre Najjar dirige un important cabinet d’avocats à Beyrouth, l’Étude Roger Najjar. Il est l’auteur de deux ouvrages juridiques et de plusieurs articles publiés dans des revues juridiques ou économiques. Membre du Comité de modernisation des lois au Ministère de la Justice, il a participé à la refonte du Code des douanes et proposé un projet de modernisation du Code de commerce.
Il préside la Commission francophone au sein du Barreau de Beyrouth et est membre de la Commission nationale de la femme libanaise (CNFL). Il a été, avec Amal Makarem et le ministre Ziad Baroud, l’un des fondateurs de Houkouk el nass, supplément du quotidien An-Nahar qui défendait les libertés publiques et les droits du citoyen.
Il a été Chargé de cours à l’École supérieure des affaires (ESA) où il a enseigné le droit des affaires et le droit social.
Il a procédé avec deux confrères à la mise à jour du Traité de droit commercial d’Émile Tyan.

(Source : avec le concours de Wikipedia).

L’œuvre d’Alexandre Najjar
• À quoi rêvent les statues ?, poésie, Éd. Anthologie, 1989.
• La honte du survivant recueil de récits, Naaman, 1989.
Comme un aigle en dérive recueil de récits, Publisud, 1993.
Pérennité de la littérature libanaise d’expression française essai, Éd. Anthologie, 1993.
• Les Exilés du Caucase roman, Grasset, 1995 (ISBN 2-246-50121-0).
• L’Astronome, roman Grasset, 1997.
• L’école de la guerre roman, Balland, 1999 (ISBN 2-7103-2844-5) ; paru en poche aux Éd. de La Table Ronde no 242.
• Athina roman portant sur la guerre de l’Indépendance en Grèce, Grasset, 2000.
• Khiam poésie, Dar An-Nahar, 2000.
• Le Procureur de l’Empire, Ernest Pinard (1822-1909) biographie, Balland, 2001 (ISBN 2-7158-1350-3) ; réédité par les éditions de la Table ronde sous le titre Le Censeur de Baudelaire (2010).
• Le Crapaud, pièce de théâtre FMA, 2001 ; jouée au Théâtre Monnot (Beyrouth) en 1999.
• Lady Virus thriller, Balland, 2002 (ISBN 2-253-08793-9) ; disponible aux Éd. Livre de Poche).
• Khalil Gibran l’auteur du Prophète, biographie, Pygmalion, 2002 (ISBN 2-85704-777-0) ; J’ai Lu no 7841.
• De Gaulle et le Liban essai en II tomes :
o Vers l’Orient compliqué (1929-1931), Éd. Terre du Liban, 2002.
o De la guerre à l’Indépendance (1941-1943), Éd. Terre du Liban, 2004.
Le Mousquetaire, Zo d’Axa (1864-1930), biographie, Balland, 2004 (ISBN 2-7158-1479-8).
• Le Roman de Beyrouth, roman, Plon, 2005 (ISBN 2-266-16499-6) ; disponible en poche (Pocket no 13070 et La Petite Vermillon).
• Saint Jean-Baptiste biographie, Pygmalion, 2005 (ISBN 2-85704-854-8).
• La Passion de lire essai en hommage au livre et à la lecture, Éd. librairie Antoine, 2005.
• Awraq Joubrania ouvrage en arabe consacré à Khalil Gibran, Dar An-Nahar, 2006.
• Le Silence du ténor récit, Plon, 2006 (ISBN 2-259-20383-3) ; paru en poche aux Éd. de La Table ronde, n°276.
• Phénicia roman, Plon, 2008 (ISBN 2-259-20384-1). Prix Méditerranée 2009 ; Pocket no 14029.
• Un amour infini poésie, Dergham, 2008.
• Pour la francophonie essai, Dar An-Nahar, 2008.
• Berlin 36 roman, Plon, 2010.
• Haïti, suivi de : Aller simple pour la mort
poésie, Dergham, 2010.
• L’Enfant terrible : Michel Zaccour (1896-1937), biographie, Éd. L’Orient-Le Jour, 2010.
• Un goût d’éternité poèmes, Dergham, 2011.
• Sur les traces de Gibran essai, Dergham, 2011.
• Anatomie d’un tyran essai biographique autour de Mouammar Kadhafi, Actes Sud/L’Orient des livres, 2011.
• Kadicha roman, Plon, 2011.
• L’Homme de la Providence Abouna Yaacoub, biographie, L’Orient des Livres, 2012.
• Les Anges de Millesgarden récit de voyage en Suède, Gallimard, 2013.
• Gibran, L’Orient des livres, 2013.
• Dictionnaire amoureux du Liban Plon, 2014.
• Six chants d’amour recueil de six poèmes mis en musique par Nicolas Chevereau, L’Orient des livres, 2016.
• Mimosa récit, Les Escales, 2017.
• Harry et Franz roman, Plon, 2018 (disponible en poche aux éditions Mon poche). Prix du Salon du Livre de Chaumont, 2019.
• L’amour ne se commande pas récit autour de Samuel Beckett, L’Orient des livres, 2020.
• La Couronne du diable roman, Plon, 2020.

Ouvrages juridiques

• L’administration de la société anonyme libanaise Bruylant-LGDJ-Delta, 1998, 2e éd. 2011, 3e éd. 2017, préface de Yves Guyon.
• La garantie à première demande Bruylant-LGDJ-Delta, 2010.